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Témoins de la résurrection devant le creux du tombeau vide, croyant en le Ressuscité, notre histoire acquiert un sens nouveau.

La résurrection de Jésus est l’événement qui fonde notre foi. Sans la résurrection, notre expérience terrestre n’a plus de sens, on ne peut rien y comprendre. Nous connaissons cela par l’écoute de la Parole et le témoignage des apôtres qui ont vécu avec lui, qui l’ont écouté, et qui l’ont vue ressuscité. Il ne s’agit pas d’une doctrine savamment montée, mais le témoignage portant sur une Personne, Jésus le ressuscité. C’est pourquoi le tombeau vide n’est pas en soi une preuve ; cela ne l’a pas même été pour les disciples sinon l’expérience de Jésus ressuscité.

Nous comprenons alors pourquoi et comment l’expérience d’un Pierre faible dans la foi, celui qui a renié son Maître n’est qu’un souvenir du passé. Cet apôtre proclame maintenant sur quoi repose sa foi : c’est la résurrection de Jésus qui, une fois accueillie dans la foi, change profondément notre vie. On n’a pas plus à avoir peur de rien fussions-nous faibles même.
En effet, l’Eglise du matin de Pâques n’est même pas forte. Elle est d’abord un petit groupe de femmes qui se rendent au tombeau, très tôt le matin et qui découvrent (suite…)

Le Christ ressuscité est la manifestation de la plénitude de la miséricorde de Dieu.

Le désir de Dieu de voir l’homme libre traverse toutes les difficultés de l’histoire de l’humanité et triomphe en cette nuit de la veillée pascale. En Jésus-Christ, l’homme retrouve l’image de Dieu qu’il avait perdue en cédant aux séductions du « serpent », l’image perdue à cause de l’infidélité du peuple d’Israël et de nous-mêmes quant à nos engagements baptismaux et autres, ou bien quand il cède aux faux ordres des puissants (ceux qui peuvent nous promettre ceci ou cela pourvu que nous collaborions à leurs sales besognes). A travers le tombeau vide, nous voyons la misère de l’homme qui arrive et touche le cœur de Dieu : la misère cède place à la miséricorde (misère au cœur– cordis) de Dieu.

Cette miséricorde se manifeste depuis le commencement. Dieu ne se désintéresse pas de ce qu’il a créé. Il regarde ce qu’il a fait et le trouve beau (cfr la première lecture : Gn 1,1.26-31). Le patriarche Abraham fut le premier à faire expérience de cette miséricorde, comme nous le lisons dans la 2ème lecture de cette veillée pascale (Gn22, 1-18). Il s’est rendu compte que ce Dieu n’est pas inhumain et cruel. Il a vu un Dieu qui veut libérer l’homme de n’importe quel type d’oppression, même celle qui dériverait d’une religion qui prétend aux sacrifices trop lourds à supporter. Ainsi, Dieu libéra Isaac de la main de son Père qui voulut le donner en sacrifice en l’immolant. Il n’avait pas encore compris que sacrifier ne signifie pas tuer, mais rendre sacré, c’est-à-dire réserver quelqu’un ou quelque chose au Seigneur de la vie.

C’est cette vie alors qui importe pour Dieu et à laquelle il vole au secours puisqu’il entend la souffrance de son peuple qui peinait en Egypte, comme nous le lisons dans le livre de l’Exode 14, 15-15,1. Et ainsi se poursuit l’histoire du salut qui trouve son accomplissement en Jésus-Christ. Ce dernier veut que nous participions à cette victoire, en mourant au vieil homme pour ressusciter avec Lui. Nous serons alors capables de comprendre la Parole qu’il nous a toujours dite, quand nous participons aux assemblées eucharistiques ou en d’autres occasions où il se manifeste à nous.
« Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore avec vous en Galilée ». Voilà le lieu où il faut le chercher, le lieu où il faut le rencontrer : sa Parole. C’est toujours vrai. D’où l’importance de la première partie de la messe, appelée «liturgie de la Parole». Celui qui manque habituellement ce moment de la messe risque de ne pas saisir la Présence vivante aujourd’hui de Jésus ressuscité. Celui qui est «Le Vivant», c’est bien le même Jésus d’auparavant, du temps où il était le Galiléen ! Et c’est bien aussi celui que toutes les Écritures annonçaient. Tout l’Ancien Testament, que nous lisons chaque dimanche, est le vrai chemin pour chercher Jésus… Il y a continuité dans le projet de Dieu.
Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol.  Posture étonnante. Je contemple, intérieurement, ces femmes qui sont comme figées, têtes baissées. C’est vrai, elles ne se rappellent pas, elles aussi, ce qu’avait dit Jésus quand il enseignait. Cette position traduit, symboliquement, l’erreur involontaire qu’elles font en cherchant Jésus là où il n’est pas. On ne trouvera plus jamais Jésus en se bornant à horizon terrestre. «Redressez-vous et relevez la tête» (Luc 21/28), disait Jésus pour annoncer le Règne définitif de Dieu. Et nous, si souvent encore, nous penchons nos visages uniquement vers la terre : profession, famille, confort, besoins matériels… Tout cela est bon, mais devrait être «traversé» par une espérance qui nous tende… vers l’éternel.

Pour cela, le grand cri de cette nuit sainte est que Jésus est ressuscité. Bien plus, il est Vivant. En lui s’accomplissent toutes les promesses et toute la création peut retrouver l’image de Dieu qui avait été abîmée par le péché, et ainsi se retrouve toute la beauté et l’harmonie des origines. Christ est ressuscité. Alléluia.

« Victoire, tu règneras, Ô Croix, source féconde d’amour et de liberté, tu nous sauveras».

Christ-RoiPar la figure du Serviteur souffrant, on revit l’image du sein stérile de Sara : une image d’une tristesse qu’on ne peut combler, une expérience de l’inutilité des promesses non réalisées. Comme il est arrivé à Abraham et Sara sa femme, c’est de cette infertilité que Dieu fera naitre une multitude des sauvés. Le salut peut donc germer même là où l’on ne s’y attendait pas. Nous ne devons donc perdre tout espoir en face de nos échecs répétitifs, puisque même le désert peut fleurir, le sein de la stérile pouvant enfanter. « S’il se remet en sacrifice, de réparation, mon serviteur verra une descendance, il prolongera ses jours », nous dit Isaïe.

La lettre aux Hébreux nous fournit une image souvent oubliée ou à laquelle l’on ne fait pas attention : celle d’un Jésus qui tient beaucoup à sa vie et qui ne veut pas la perdre. Nous nous rappelons aussi qu’au mont des Oliviers, il prie pour que son Père éloigne le Calice de la Passion, si cela est possible. C’est alors que l’on comprend la valeur de son geste : un geste d’obéissance au Père dont il fait la volonté. Ceci signifie alors (suite…)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin

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