Évangéliser les aréopages contemporains

Le Blog et l’Admin.

Jésus apporte un feu qui brûle, une parole qui divise l’humanité car il faut se décider pour ou contre lui. Point de tiédeur, ni d’hypocrisie, ni de conformisme rampant.

Deux plongées étranges : elle de Jérémie, celle de Jésus.
HomélieLes deux hommes de Dieu sont destinés à vivre une plongée similaire. Jérémie est plongé dans la citerne de Melkias, sauf qu’il n’y a plus d’eau en raison du siège de Jérusalem par le roi de Babylone : il s’enfonce donc dans la boue, expérience de détresse s’il en est. Jésus évoque quant à lui, le baptême qu’il doit recevoir. Il ne s’agit évidemment pas du baptême déjà reçu de Jean mais au sens littéral de sa plongée, plongée dans les eaux de la mort. Anticipation symbolique de sa Passion. Deux hommes de Dieu plongés dans l’expérience de la souffrance et bientôt de la mort pour Jésus. Pas très enthousiasmant comme programme !

Et pourtant, Jésus attend ce moment avec ardeur, de même qu’il dira à ses disciples avant sa plongée : « J’ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! » (Lc 22, 15) Serait-ce un désir morbide ? Non, c’est un désir d’amour ! Son angoisse est que son baptême soit accompli, que sa mission soit réalisée. Il est venu pour cela, livrer sa vie pour que nous en bénéficions : plonger dans la mort pour que nous-mêmes, par l’expérience de notre baptême, (suite…)

L’Assomption de Marie nous donne l’opportunité de méditer sur le lien et la continuité entre l’humble service du prochain et l’éternité.

L’Assomption de Marie dans la joie du ciel nous montre le but de notre pèlerinage terrestre. Le chemin pour y parvenir, c’est Jésus lui même qui nous le montre. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira». Cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie doit raviver notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ, notre désir de le suivre sur le chemin vers la Maison du Père. En ce jour, nous te prions Seigneur : accorde-nous par l’intercession de Marie élevée au ciel de parvenir à la gloire de la résurrection !

Le passage de l’Apocalypse que la liturgie nous propose comme 1ère lecture de la messe du jour de l’Assomption évoque « une femme ayant le soleil comme manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles». Un certain réalisme s’impose pour ce qui est de la première lecture, cette femme qui intervient dans l’histoire, théâtre de la lutte entre Dieu et le mal, est l’image de la communauté juive restée fidèle à l’attente du Messie ; c’est elle qui donne le jour à l’enfant promis, Sauveur et Berger de tous les peuples. Contre lui, le Christ de Dieu, les forces du mal sont impuissantes, car, malgré sa mort, la Résurrection l’emporte près de Dieu. Quant à la communauté nouvelle (suite…)

Dans l’attente persévérante et fidèle de sa venue, n’ayons pas peur. En ceci consiste notre sainteté : « faire de l’ordinaire de notre vie une merveille ».

IMG_20170723_115313Depuis quelques dimanches (c’est-à-dire depuis la fin du chapitre 9 de Saint Luc qui parle de la montée de Jésus à Jérusalem), nous accompagnons Jésus et celui-ci nous enseigne ce qui fait l’identité du disciple : se conformant à l’enseignement de son Maitre, il se fait proche de celui qui en a besoin, écoute la Parole qu’il s’efforce de mettre en pratique, prie, ne fait pas des biens matériels le centre ultime de son existence.
La liturgie du 19ème dimanche du Temps Ordinaire nous fait méditer sur deux autres caractéristiques de cette identikit, liées entre elles: la capacité de persévérer dans une attente vigilante et la foi courageuse. Ces deux vertus sont possibles si et seulement si notre vie est toute orientée et vécue en fonction du Royaume de Dieu. Plus rien ne peut alors nous faire peur, puisque ce Royaume bien ultime devient ce à quoi tout se subordonne.

N’ayez pas peur, petit troupeau, dit Jésus.

Il n’y a pas de plus terrible que la peur: elle est capable de transformer la personne la plus timide, douce et inoffensive en un être violent avec des réactions peu contrôlables. Plus pervers que la peur, on ne peut trouver. Elle ouvre la brèche à toute sorte de préjugés et suspicion, nous met constamment en situation d’autodéfense, gaspillant ainsi nos énergies par la production d’adrénaline en vue de parer aux éventuelles attaques. Toute personne devient un ennemi éventuel, tout collège se transforme en un concurrent, l’étranger devient quelqu’un de différent en quête de suprématie. L’amour n’est plus possible. Si Jésus invite à ne pas avoir peur, il sait combien cela ruine une vie, rouille la mission, et nous prive de la paix et la joie de vivre. .

Quel est le contraire de la peur? On pourrait directement penser au courage, à l’audace. Mais le sentiment de peur se nourrit surtout de l’inconnu, de « l’on-ne-sait-jamais ». En ce sens, l’opposé de la peur serait la confiance: une confiance calme, désarmée, pleine d’espérance et de bienveillance. Une confiance non tendue à défendre le passé, (suite…)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin

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