Évangéliser les aréopages contemporains

Le Blog et l’Admin.

« Tu aimeras », nous dit Jésus. Mais c’est sans limites, car on n’a jamais fini d’aimer ! Heureusement !


Comme le rappelle la première lecture, la Bible ne cesse d’engager le peuple élu à accueillir l’immigré, à prendre soin de la veuve, de l’orphelin et du pauvre, à refuser l’usure et la confiscation des biens d’autrui. Aujourd’hui, nous dirions que ces lectures nous appellent à être plus catholiques que nous ne le sommes en pratique, en sortant de nos étroitesses de vue et de visions qui catégorisent les gens, au lieu de voir en tout homme/toute femme un fils de Dieu sont nous nous réclamons fils/filles en l’appelant Père. Dans l’évangile de Matthieu, Jésus rattache tous ces préceptes à l’amour de Dieu et du prochain. Non seulement le second commandement est semblable au premier ; il en est inséparable. Notre monde serait-il ce qu’il est avec ses inégalités et ses exclusions, si les disciples de Jésus mettaient le double commandement de l’amour au premier plan de leurs préoccupations ? En particulier, l’humanité déborde aujourd’hui de migrants de toutes sortes : travailleurs émigrés, réfugiés politiques, personnes déplacées ou laissées-pour-compte. Savons-nous seulement les voir ? Et comment les regardons-nous ?

Ce texte du droit coutumier israélite remonte au tout premier temps de l’installation des tribus hébraïques en Palestine, peu après l’exode. Dieu s’y montre le défenseur des pauvres, des opprimés, des gens sans défense dans la société : l’étranger immigré qui n’a pas tous les droits sociaux de l’israélite, la veuve et l’orphelin qui demeurent sans protecteur, le pauvre réduit à emprunter sur gages. Les motivations données à l’interdiction de les exploiter relèvent du sens humanitaire, de l’expérience faite en Egypte de la situation inconfortable des, », mais avant tout de la reconnaissance de Dieu comme le recours ultime du pauvre opprimé. Heu prend la défense de ceux qui sont sans défense. À nous de l’imiter pour ceux qui nous entourent pour que notre communauté rayonne de notre attachement à Dieu comme ce fut la cas de la communauté de Thessalonique

Comme nous l’avons entendu, Paul cherche à imiter Jésus Christ ; les Thessaloniciens sont devenus imitateurs de Paul ; ceux-ci sont devenus à leur tour des modèles pour tous les Grecs. L’Évangile fait boule de neige. Parce que Paul a prêché avec assurance, fort de l’appui de l’Esprit Saint, parce que les chrétiens de Thessalonique ont réalisé cette conversion étonnante de leurs dieux païens au Dieu de Jésus Christ, leur exemple est devenu contagieux pour la Grèce entière et même au-delà. On se prend à évoquer la promesse du Seigneur : « Vous serez mes témoins… jusqu’aux extrémités de la terre. Ce n’est pas de l’exemple d’un seul, mais du rayonnement. Ce n’est donc pas de l’exemple d’un seul, mais du rayonnement d’équipes et de communautés chrétiennes vivantes que notre monde a besoin. Travailler à cela, c’est rendre l’Évangile contagieux, c’est accomplir la loi et les prophètes.

Quel est le commandement essentiel de la loi juive ? La question posée à Jésus est un piège, car on espère bien lui montrer qu’il laisse de côté quelque commandement important. L’originalité de Jésus n’est pas dans ses réponses, puisqu’il cite la Loi, mais dans le rapprochement qu’il fait entre les deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain. Le premier est le plus important, le plus urgent. Mais le second lui est semblable en importance et en urgence (semblable ne veut pas dire ici que les deux sont interchangeables). Il faut donc satisfaire aux deux commandements à la fois, si l’on veut en observer un parfaitement. En eux se résument toute la Loi et la prédication des prophètes.

La réponse de Jésus rassemble donc deux préceptes principaux. Du Deutéronome, nous avons le précepte du primat de l’amour de Dieu avec spécification des dimensions principales de la toute personnes humaines, comme cela était dans la conception anthropologique juive : le cœur qui indique la convergence de toute la personne qui se laisse posséder par Dieu, sans laisser nulle place aux idoles ; l’âme, c’est-à-dire la vie même ou mieux, la disponibilité consciente à renoncer à tout pourvu que l’on ne s’éloigne pas de Dieu ; l’esprit qui nous engage à adhérer aux vérités que Dieu révèle et à vivre conséquemment une vie de témoignage de ce dont on est convaincu.

Du Lévitique, Jésus prend le précepte de l’amour du prochain qui n’est pas seulement le compatriote, mais tout homme, fût-ce même l’immigré, comme nous dit la première lecture. La nouveauté de Jésus est qu’il met ce précepte au même niveau du premier, comme nous le dira Saint Jean que celui qui dit aimer Dieu sans aimer le prochain est un menteur. Pour cela, les deux commandements deviennent la clé de lecture et de compréhension de l’Ecriture Sainte. « Tu aimeras », nous dit Jésus. Mais c’est sans limite, car on n’a jamais fini d’aimer ! Heureusement !

Seigneur notre Dieu, tu ne veux pas que nous maltraitions l’immigré. Tu nous demandes d’entourer de notre affection ‘a veuve et l’orphelin et d’user de patience envers nos débiteurs. Car l’étranger, le pauvre et le malheureux, ‘est ton Fils, notre frère, et c’est toi, notre Dieu. Montre-nous, Seigneur, qu’il suffit d’aimer et que les deux commandements de l’amour n ‘en font qu’un.

Comme chrétiens, nous n’avons pas à choisir entre politique et religion ; nous devons seulement éviter de les mêler tout en y étant intéressés.

Homélie1. Politique et religion : le débat est vieux comme le monde des hommes. Voici, à plus de cinq siècles d’intervalle, deux éclairages significatifs. Dans la première lecture, un prophète contemporain de l’exil affirme que les chefs politiques peuvent devenir, à leur insu, des instruments providentiels entre les mains du Dieu unique. C’est le cas de Cyrus, roi des Perses et des Mèdes, qui mettra fin à l’empire babylonien en 539 après une campagne foudroyante. Libéral et tolérant, il permettra, l’année suivante, aux juifs exilés de rentrer dans leur patrie. C’est donc par un roi païen et au fil des avatars de l’histoire que le Seigneur libérera son peuple. Le prophète salue le libérateur humain du titre de Messie : c’est Dieu qui l’envoie à cause de son peuple, Dieu qui use des événements pour accomplir ses promesses, même si l’instrument de son salut ne le connaît pas.
Tirons la première leçon : évoquer ceux qui autour de nous ne partagent pas notre foi, qui « ne connaissent pas Dieu », et se rappeler qu’à chacun le Seigneur dit : « Je t’ai appelé par ton nom », n’est-ce pas affermir notre espérance pour tous les hommes ?

2. Faisant la part des choses pour rendre à Dieu un culte qui lui appartient, dans la deuxième lecture, Paul rappelle que l’Evangile tire son efficacité de l’action de l’Esprit qui accompagne la Parole des Apôtres. Ayant rejoint Paul à Corinthe, (suite…)

« Nimugende na mwebwe mu mizabibu yanje ». Umukama ashaka ko twese turonka Ubuzima.

Bavukanyi, turarengutse uyu musi imbere y’Umukama yadutumiye kandi akaba ari we aturungika na twebwe ngo tugende mu mizabibu yiwe. Ico tuzi twese kandi tubwirizwa kumenya, ni uko twese twitavye ubutumire bw’umwe, tuvuye mu mihingo itandukanye, tuvuye mu mirimo itandukanye yaturanze muri iyi ndwi. Ko tuvuye ahatari hamwe kandi mu mibereho atari imwe, ivyo ntivyotuma turabana ribi, ngo hagire n’umwe arara abusa kandi natwe tumerewe neza kuko twaronse icorirenza. Hari igihe twohava turabana ribi tugatangura kugira duti: mbega na we uri ng’aha?…. N’ibindi bisa n’ivyo! Twese rero duhamagariwe kwakira uwo muhamagaro wa nyene kudutumira, kuko ari we nyene azi ico aturindirije.

Bavukanyi, Ijambo ry’Imana twumvise uyu musi rishobora kuduhungabanya, kuko riri n’ico rishaka kudushikanako n’aho ryoduhungabanya nyene mu vyiyumviro vyacu.

Mu gisomwa ca mbere, abany’Israyeli bari mu buja i Babiloni, harageze igihe biyumvira kandi bakemeza ko atacovamwo, atakagishoboka kuko babona ko bidashoboka ko basubira iwabo no mu twabo, bituma ivyiyumviro nk’ivyo bibakwegera mu nabi batikwiyumviriye. Mu Kirundi agi « ntawutanga Imana kwihebura ». Iyo umuntu ata na kimwe abona akirindiriye mu buzima, aba akaga, akaruha kandi akaruhisha n’abo Umukama amuhaye ngo bafatanye urugendo. Ico gihe aba agiriye ku vyiyumviro vyiwe nyene, aho atera ikibazo akaba ari we aciyishurira. Ngira ngo mu buzima bwa misi cose nk’ivyo bibaho. Duti n’aho noja kumusaba uru ruhusha ndazi ko atarumpa. None rero aho gusaba urwo ruhusha, mpisemwo kubiheba. Gutyo tugaca twiha twebwe inyishu.

Muri ico kiringo rero twumvise, Imana yatumye Izaya twumvise mu gisomwa ca mbere iti: « erega ivyiyumviro vyanje si co kimwe n’ivyanyu kuko uko mufata kandi mwiyumvira bifatiye ibintu hasi caaane! Nk’uko ijuru rirengeye isi, ni ko n’amayira yanje arengeye ayanyu, ivyiyumviro vyanje bigaha ku mash ivyanyu! Ico gihugu c’Imana rero kiriko gitumirirwa kwugurura amaso, kikugurura umutima ngo gishobore kwisunga ivyo vyiyumviro bishasha, bisanzwe bidahuye n’ivyo bamamwo. Harageze rero ko bemera kwinjira mu mugambi w’Imana w’ukubacungura, kandi bagacungurwa BOSE, bo hamwe n’abo nyene babacura bufuni na buhoro.

Bavukanyi, iryo Jambo riragoye cane, kuko gusangira ivyiza n’uwo mutahora musangira bitoroshe. Ni navyo twazirikanye ku musi w’Imana uheze aho Mwene Siraki yateba akabona ko Imana ishakira urukiza bose, ko itazoza irigita abanyakabi nk’uko bari barindiriye ko izoza kubahōra. Uyu misi rero natwe harageze ko duhindura ivyiyumviro, tukavyerekeza ku Mukama we ashakira ineza bose. Ni navyo twumvise mu Nkuru Nziza.

Bavukanyi, nk’uko natanguye ndabivuga, Yezu ashimye kuduhungabanya mu mitwe, kuko twama twiyumvira ko hari ico twimariye, cane cane twigereranije n’abandi, kandi tutazi n’ibanga bashinzwe kandi rigoye. Hari igihe twibaza ko urukiza ari « Cash » kubera ivyo twakoze vyoba bisa n’uguhembwa ibijanye n’ico tumaze kwegeranya n’ivyo tumaze gukora, canke nyene tukiraba ingene twavutse, uko twavutse canke ivyo twavukiyemwo, maze tukagira ngo tweho nawe nu turi ahagana! Tugira duti: nawe nu ntiwotugereranya na twebwe tumeze uku canke twiriwe muri ibi na biriya!

Kugira dutegere uwu mugani Yezu aduciriye, twobanza n’ukuraba igihe canke aho awudushikiririje. Uri mu kivi c’ibigabane vya 18 na 20. Muri ivyo bigabane, Yezu yagumye atumirira abamugendanira ngo bahindure ivyiyumviro, na cane cane ivyo bari bamwitezeko nka Messiya. Yarabahungabanije mu mutwe nyene! Ati « muragabe kuko abambere bazoba abanyuma »; « mudahindutse ngo mumere nk’abana bato…. » (18,3); « intama imwe itakaye irusha agaciro intama 99 » (18,13); « nomurekurira kangahe? Gushika ku ndwi? Sinkubwiye gushika ku ndwi, ariko gushika kuri 70 ku 7 » (twarabizirikanye ku musi w’Imana uheze); urukundo rugenza ukundi n’aho twohemukirwa (19,3-15 mu vy’ukwahukana); ivy’uguheba amatungo (19, 16-29) gushika aho abari aho bagira bati: none ni nde azorokoka. None uyu musi turumvise ibijanye n’ukwakira ivyo Imana iduha nk’ingabirano duhabwa tutanakwiye (19,30-20,16), kandi no ku w’Imana uza bizobandanya aho dusanga abo twari tuzi ko ari ba « Ruhebwa » ari bo bagabana ivy’Imana, kuko turavye nabi « abanyakabi n’abatozakori bazodutanga mu Bwami bw’ijuru ».
Ivyo vyose biratweraka ko hageze ko ivy’ibiharuro vyacu tuvyigiza kure, tukakira ingendo nshasha Yezu yaje kutwinjizamwo.

Bavukanyi, uyu musi rero, tumaze kwumva ivyo vyose, dutegere ko tudafise ikibazo c’imisahara, kuko batanguye batubwira bati: « ubwami bw’Imana busa na nyen’urugo… ». Ni ng’aho rero twubwirizwa gufatira ngo dutegere ivyo turimwo.
Uwo nyen’urugo aguma asubira kw’irembo incuro zitanu zose, ni uko afise umwitwarariko w’abatagira iteka kuko badafise ico biha n’ico baha abo bashinzwe. Kukaba nkako, ntibafise aho bakūrá. Ni co gituma abarungitse mu mizabibu yiwe, kandi muri we bose baranganya iteka kuko barungitswe na Shebuja umwe, kandi bakarungikwa hamwe. None abarungitswe kw’isi uyu musi, ko uno muzabibu ari isi (raba Izaya 5,1-7; Yeremiya 2,21; Ezekiyeri 17,6; Hoseya 10,1; Zabuli 78,9-16), abo bose ntibanganya agaciro?Ariko data (mama) wanje, hari abo duca ducira urubanza ngo ntibafise ico bamaze, mbere tukabona ko vyoba vyiza tubakuye kw’isi twībáza kó baruhíyéko, ariko ari twe turiko turirondera, tukabasabira urupfu twita rwiza (euthanasie), abaje tutabashaka tukabakuraho kuko tugira duti baje tutabiteze (imbanyi tutipfuza duca túzīkīngiza, mbere tukazikurayo nk’uko umenga twivuza ikivyimba mu nda!). Ivyo bicumuro biratera induru igashikira Imana!!!). Bavukanyi, ni Matayo yaba adushikirije iri jambo, ntabuze kwiyumvira Abayuda bakiriye Imana ubwa mbere, bakibwira ko bandi ari bā-Nyagupfa, ariko Kristu akarungika bose, uri abo bumvikanye umushahara uzwi, n’abo ataco bavuganye kiretse ko ababwiye ko ahaha ivyo abona ko bazoba bakwiriye kuronka. Nkako, ubutungane bwacu bwisunga ivyo umuntu akwiriye kuronka, yaciye (yamyokeye). Ariko ubutungane bw’Imana bwisunga ivyo umuntu akeneye ngo abeho. Twebwe duhagaze he? Imana ntidusavye ngo turinde kubitegera, ishaka ko dutangarira ubwo bwiza bwayo, Yo igenza ivyayo uko ishaka kuko idukunda twese: « ewe koraniro ry’itunga n’iry’ubwitonzi n’iry’ubumenyi vy’Imana! Ese ukuntu ingingo zayo atawoshobora kuzitohoza n’ukuntu inzira zayo atawoshobora kuzitegera! Ni nde yoba yaramenye iciyumviro c’Umukama? Canke ni nde yoba yaramubereye umuhanuzi? (…) Nkako vyose biva kuri We, kandi vyose bibeshwaho na We, kandi vyose birora kuri We. Naninahazwe mu maya yose. Amen! » (Raba Abanyaroma 11, 33-36).
Bavukanyi, uwu nyene gutanga akazi asavye ko bahērá kubaje ubwa nyuma kugira ngo bose babone ibibaye, kandi bahindure ivyiyumviro, binjire mu ntumbero (vision) nshasha. Nta banga rero! Aba nabo baciye batangura kwidoga. Ibi bitwibutswa imyidogo yacu n’ishari tugira, tukidogera Imana, tukidogera abo Imana ihezagiye, tugira ngo baradúkiranye, mu kivi na twebwe nyene tuba twaronse ivyo twabwirizwa kuronka.
Twokwibwiye ko tubonye uwuronse ubuzima, twese vyoduteye akanyamuneza, ariko umengo si uko bimeze!Dushaka guha icigwa Imana n’ukuyicira akayira, ngo tuyereke ko yabwirizwa kubigenza. Ariko ku vy’ukuri, aba bari biriwe barakora, aho baboneye n’abanyuma baronse ibibatunga, bari kugira bati: erega bwa bundi ntitwayaze amasigaracicaro, wa muntu araduha ivyo twasezeranye ko abihaye n’aba baje mu nyuma! Tweho bite? Uyu musi si ikibazo c’imisahara, ni ikibazo c’uguhindura ingene tubona kandi twakira ibintu. Tubibona dutyo, nk’uko Imana ibibona?

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin

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