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Abbé Lambert RIYAZIMANA

De la prière adulte comme une vie de relation avec Dieu au vrai leadership selon le Christ. Servir, donner sa vie pour les autres.

Dans une famille, on célébrait l’anniversaire du mariage. Le mari travaillait dans une autre ville. Tous se mirent à préparer, chacun selon ce qu’il était capable. Quand le mari arriva le soir, tout le monde se dirigea à sa rencontre. Le cadet de la famille, à peine 3 ans, chansonna deux paragraphes qu’il avait appris par cœur. Le père le prit dans ses bras et lui donna des bonbons à sucer. Vint la fille qui avait 5 ans. Elle déclama un très beau poème à son Père. Emu, il l’embrassa et lui tendit juste un livret de poésies. Coïncidence ! Et ce fut le tour de la fille aînée (9 ans). Sans rien dire, elle présenta un bouquet de fleurs avec une belle carte postale qu’elle-même avait préparée. Le Père l’embrassa et lui présenta ses compliments pour tout ce temps qu’elle avait pris en pensant à la fête. En dernier lieu, c’était le tour de l’épouse. Elle resta devant son mari et les deux se regardèrent, les yeux dans les yeux, sans dire un mot. Toute leur vie, leur histoire ensemble, tout parlait, de façon éloquente. En effet, ce n’était pas le moment de parler, d’embellir (peut-être) leurs moments difficiles ou de chanter leur succès.
Il en va de même quant à l’âge de notre prière. Elle ne peut pas seulement être paroles, paroles, Lire la suite

IDOMINIKA YA 29 YO MU MWAKA (Umwâka B)

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu c’Umuhanuzi Izaya (53, 10-11)

Ishaka ry’Umukama rizoranguka

Umusuku wiwe, Umukama yashatse kumuvunaguza amagorwa. Ariko, niyitanga akabera abantu incungu, azoramutswa n’abuzukuruza, azoramba ; kubera we, ishaka ry’Umukama rizoranguka. Ayo magorwa yose yabonye azohinduka akanyamuneza, azohimbarwa, aronke ivyo yipfuza vyose. Kubera ko yemeye akababara, iyo ntungane, uwo musavyi wanje azokiza abantu isinzi, azokwiremeka ibicumuro vyabo.

IZABURI 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22

Icit. : Tworose urukundo rwawe, Mukama,
          kuko ari Wewe twama twizigiye.

Ijambo ry’Umukama riratunganye,
ibikorwa vyiwe vyose birimwo ukuri. (suite…)

C’est notre relation avec Dieu qui fonde et oriente notre vie, même celle matérielle.

Vie richeDans la vie, volontairement ou involontairement, chacun établit des priorités. Les lectures de ce 28ème dimanche (en Kirundi)du Temps Ordinaire (Année B) nous plongent à l’intérieur de cette thématique, nous permettat de nous interroger quelle relation nous avons avec Dieu et la position qu’il occupe à l’intérieur de nos priorités.

Il est vrai qu’en lisant l’Evangile, on pourrait trouver plusieurs thèmes. on peut mettre par exemple en évidence le thème de la pauvreté, celui de la vocation, celui de la récompense divine, celui de la sequela Christi (suite du Christ),… mais le centre unificateur de tout cela est la relation. On y raconte pour cela la rencontre ou la relation  manquée entre Jésus et un tel (qui est-il? Souvent, quand l’Ecriture Sainte ne nomme pas une personne, c’est pour ne pas nous prendre la place: cette personne pourrait être moi, toi…). Il a un passé indiscutable. A noter que Jésus ne condamne pas cet homme, ni ne reprouve sa richesse. D’ailleurs, à lire bien l’évangile d’aujourd’hui, on peut conclure que tous ces biens, cet homme les avait gagnés honnêtement, puisqu’il est dit qu’il a observé tous les commandements, depuis sa jeunesse.

Il est difficile, disons-le ainsi, d’établir une mesure valide pour tous en ce qui concerne la pauvreté. Les choses changent selon la vocation de chacun (ex; la profession des vœux évangélique d(obéissance, chasteté et pauvreté pour les religieux), l’état de vie, la situation dans laquelle on se trouve, le contexte social (ex. pauvreté en Occident diffère de celle en Afrique),… Le discours n’est pas donc en terme de mesure des bien que l’on possède, mais plutôt l’intensité et la centralité d’une relation fondamentale, celle avec Dieu. C’est cela qui aura des conséquences pratiques.

Retrouvons une pensée que je considère comme importante: celle de l’Américain John Wisley, fondateur de l’Eglise Méthodiste dans le sermon qu’il intitula « The use of the money » (l’usage de l’argent). Il y développa trois points: « Make all you can. Save all you can. Give all you can »(= Gagne autant que tu peux. Épargne autant que tu peux. Donne autant que tu peux). En effet, il croyait que des chrétiens peuvent être des commerçants, des industriels, de travailleurs assidus… Rien n’est donc mauvais si on gagne honnêtement de l’argent. En second lieu, (suite…)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin

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