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Le signe? Un Dieu d’amour qui veut gagner le nôtre en mourant pour nous.

AU FIL DU TEMPS (Articles publiés)


« Maître, nous voudrions un signe venat de toi ». Telle est une question que nous sommes toujours tentés de nous poser, surtout dans les moments difficiles de notre vie, ou bine quand nous nous heurtons à l’incrédulité de ceux queJonas nous voudrions convaincre à tout prix. On se demande alors pourquoi Dieu n’écrit pas lisiblement son Nom dans le Ciel ou ne prouve pas sa présence, de telle manière que le doute devienne impossible. Les fidèles seraient alors rassurés, les païens et les athées seraient réduits au silence. Mais le signe qui nous est donné est celui de Jonas, qui préfigure celui du Fils de Dieu dans le mystère pascal: la mort de Jésus (séjour dans le sein de la terre pendant trois jours), la résurrection (comme celle de Jonas vomi sur les rives de Ninive), et la grâce de la la conversion des païens (comme celles des Ninivites). Ainsi Dieu veut mériter notre amour en mourant pour nous. Mais hélas, nous sommes tentés de lui faire jouer un autre rôle. Trouvons dans l’itinéraire de foi de Jonas notre modèle et notre cheminement.

Premier aspect: Jonas est incontestablement un des personnages les plus populaires de la Bible. On se souvient que Jonas fuit devant le Seigneur. Celui-ci lui a enjoint d’aller prophétiser à Ninive, et comme il ne tient pas du tout à y aller, notre héros s’imagine qu’il suffit de quitter la Terre Sainte, de s’éloigner du peuple élu, pour échapper au Dieu d’Israël : « Il s’embarqua pour se faire conduire hors de la présence du Seigneur » (Jon 1, 3). Première surprise, et de taille : Dieu est partout, son empire est universel ; il règne sur la mer, les baleines et même dans le cœur des ninivites, qui se convertiront plus vite que notre prophète récalcitrant. N’y a-t-il pas des lieux et des groupes de gens que nous avons déjà condamnés pour de bon? Sacons que Dieu est bon pour « ceux-là mêmes » que nous pensons être perdus.

Deuxième aspect: en se référant à l’épisode de l’aventure de Jonas, à savoir son séjour « dans le ventre du monstre marin », Jésus veut nous révéler le Dieu de la vie qi ne se contente pas des sacrifices à Lui offerts pour apaiser sa colère (Jonas est sacrifié par les marins pour apaiser la colère des dieux de la mer), il est tout au contraire le Dieu de la vie. A travers cet épisode, il annonce symboliquement que le jour vient où il redonnera la vie, même à ceux qui ont mérité la mort par leur trahison et leur refus de le servir, à l’instar de Jonas le rebelle. N’ayons donc pas peur, même après notre rébellion, après notre péché, il nous redonne la vie, il nous recrée. Jonas en est le signe. Ninive, capitale de l’Assyrie, symbole de la dépravation des mœurs, de la corruption et de l’orgueil, même celle-là en sont le signe. Encore faut-il que nous manifestions l’accueil de cette révélation par une sincère conversion. Car si « les habitants de Ninive se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas », a fortiori devrions-nous nous convertir en réponse à la proclamation du Fils de l’homme : « il y a ici bien plus que Jonas ».

Trosième aspect: la fidélité et l’irrévocabilité de l’amour de Dieu. Lorsque le prophète est rendu à la vie, il découvre que Dieu lui a gardé toute sa confiance. Sa mission demeure intacte : le Très-Haut compte toujours sur lui : « La Parole du Seigneur s’adressa une seconde fois à Jonas. Jonas se leva et partit, mais cette fois pour Ninive, se conformant à la Parole du Seigneur » (Jon 3, 1-2). Obéissant à l’ordre divin, il prophétise sur Ninive avec le succès que l’on connaît : toute la ville se repent de ses actions mauvaises et fait pénitence. La conversion à laquelle Jésus nous invite nous aussi, consiste à revenir à Dieu dans l’obéissance à sa Parole afin que nos vies puissent porter le fruit que le Seigneur en attend, car les dons de Dieu sont sans repentance. En Jésus-Christ, Saint Pierre a fait l’expérience que sa faiblesse et sa trahison n’ont pas révoqué le plan de Dieu de faire de lui pêcheur des hommes. Beaucoup d’autres témoins l’ont expérimenté. Pourquoi avons-nous peur de retourner à ce Dieu qui nous accueille et qui continue à compter sur nous, malgré nos incohérences, nos faiblesses et nos chutes? Tel est le signe de Dieu, un Dieu faible qui se courbe vers l’homme pour l’élever et le rendre participant de sa mission de sauver les autres.

« Prends pitié de nous, Seigneur : le péché nous a rendus aveugles à ton amour ; voilà pourquoi nous réclamons obstinément des signes en ce monde qui passe, alors que tu nous ouvres le Royaume qui ne passera pas. Augmente en nous la foi, afin que nous puissions discerner le salut que tu nous offres jour après jour et que nous devons proclammer à ceux vers qui tu nous envoies. Donne-nous de faire nôtre la Parole que Jésus, notre nouveau Moïse nous adresse : “N’ayez pas peur ! Tenez bon ! Vous allez voir aujourd’hui ce que le Seigneur va faire pour vous sauver ! Amen.


4 commentaires

  1. Sylvane dit :

    Le témoignage de Jonas me montre que l’auteur est le protagoniste de la conversion qui est le fruit de la mission est Dieu lui-même qui connait le coeur de l’homme et qui est capable de le toucher et de le convertir. Le missionnaire n’est que l’instrument choisit par Dieu, librement, sans condition. Le signe de Dieu non se voit par les yeux de la chair, mais les yeux de la foi. Avec les yeux de la chair, la mort est un signe négatif, mais avec les yeux de la foi, la mort est nu signe positif de l’amour excessif de Dieu qui est plus fort que la mort e qui est capable de tirer la vie de la mort.

    Aimé par 1 personne

  2. Christine dit :

    Une grâce nécessaire pour ce sujet est celle de la FOI: qui ne croit pas que le Fils de Dieu est mort pour nous, pour moi et par amour, il a besoin d’un autre signe. C’est pourquoi même les signes que Dieu accomplit en notre faveur ne nous disent rien: Il y a une personne qui n’a pas encore eu un signe de la part de Dieu dans sa vie? Qu’est-ce que nous appelons « signe ». Il faut avoir la lumière de l’Esprit pour savoir interpréter les signes des temps qui sont aussi des grands signes, et aussi accepter les signes que Dieu nous donne, non pas ceux nous voulons.

    Aimé par 1 personne

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