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Bénédictions et Paix du Ciel sur les hommes à travers la simplicité de la Nativité.

AU FIL DU TEMPS (Articles publiés)


Presepe in Piazza San Pietro.(Roma)

Presepe in Piazza San Pietro.(Roma)

Le premier jour de l’année est dédié à la solennité de Marie Mère de Dieu. Il est aussi la Journée Mondiale de prière pour la paix et nous sommes habitués à méditer les messages que les Souverains Pontifes adressent aux fidèles catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté. Cela ne saurait être séparé de Noël où nous chantons avec les anges, la gloire de Dieu et la paix qui se déverse sur le monde. Oui, l’incarnation signe le temps de la paix, malgré la simplicité des récits de la naissance de Jésus, Prince de la paix. A travers cette simplicité même, descendent sur l’humanité et la création entière les bénédictions de Dieu, les grâces de Dieu, la paix de Dieu.

Toute la narration de la naissance de Jésus dans l’Évangile est pleine de pauvreté et de simplicité. Jésus est né dans une mangeoire pour animaux, il a été couché dans la paille, ces premiers visiteurs ont été de simples bergers des environs… Et pourtant il se dégage de tout cela une atmosphère de paix et de joie profonde, qui rejaillit jusqu’à aujourd’hui dans notre société. Il y a bien un lien entre la pauvreté et la joie, entre la simplicité et la paix. Celui qui cherche à avoir toujours plus et plus ne trouve jamais la vraie joie, car il ne profite jamais vraiment de ce qu’il a, et son cœur se ferme aux autres, de peur qu’ils lui prennent ce qu’il a. Celui qui cherche des explications à tout, qui veut toujours tout contrôler et tout comprendre, ne trouvera pas la paix, car nous n’aurons jamais un contrôle total de ce qui se passe dans notre vie et autour de nous. Pour trouver la paix et la joie, sachons donc vivre dans notre vie cet exemple de pauvreté et de simplicité que Jésus, Marie, Joseph et les bergers nous montrent.

« Que le Seigneur te bénisse et te garde… Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix!
» (1ère lecture) C’est de cette manière que les prêtres israélites invoquaient les bénédictions du Seigneur sur le peuple d’Israël. Le Psaume 67, hymne pour les récoltes, est une adaptation de cette prière sacerdotale du livre des Nombres, à la différence près que la bénédiction y est appelée non plus seulement sur le peuple d’Israël mais sur toutes les « nations ». Nous touchons ici le cœur de la mission du peuple de Dieu : être signe pour tous les peuples de la bonté de Dieu afin que ceux-ci voyant sa bonté envers Israël se tournent vers lui pour l’adorer : « Que la terre tout entière l’adore ! »

Cette bénédiction du Seigneur invoquée sur toutes les nations, le Père lui-même l’a donnée de la façon la plus haute en envoyant son Fils prendre chair de notre chair : « Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme » (2ème lecture). C’est ici qu’intervient le personnage de Marie que nous fêtons aujourd’hui comme «Mère de Dieu ». Dans la deuxième lecture, saint Paul nous la présente comme la « femme » à travers laquelle le Fils de Dieu et entré dans le monde. Marie de Nazareth est la Theotokos, la Mère de Dieu, Celle qui, comme nous le rappelle l’Antienne d’entrée de la messe, a « donné le jour au Roi qui gouverne le ciel et la terre pour les siècles des siècles ». Pour reprendre une expression de saint Bernard, elle est « l’aqueduc de la grâce », le canal par lequel le Père a donné sa bénédiction au monde.

Le Fils incarné est pour nous bénédiction du Père parce qu’en lui nous sommes réconciliés avec le Père. Par son Verbe fait chair et dans le souffle de l’Esprit, le Père fait de nous ses fils adoptifs, héritiers de sa vie divine qu’il nous appelle à partager : « Et voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé de Dieu, l’Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l’appelant « Abba ! » Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu » (Cf. 2ème lecture).

Marie, nous dit l’évangile, « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur». Au début de cette nouvelle année, mettons-nous docilement à l’école de Marie pour apprendre d’Elle, la Mère sainte, à accueillir dans la foi et dans la prière la Parole de bénédiction que le Père prononce sur nous en son Fils, mystère de notre salut qui nous est communiqué dans la mesure où nous nous abandonnons à l’amour divin miséricordieux.

Il ne fait aucun doute que l’attitude de Marie, devant son fils nouveau-né a dû contribuer à ce que les bergers entrent dans l’accueil du mystère qui se présentait à leurs yeux. En effet, ils ont entendu et vu selon ce qui leur avait été dit, nous rapporte l’évangile. Ils ont entendu et vu un enfant. Reconnaître en cela ce que les anges leur avaient annoncé signifie qu’ils étaient entrés dans un regard et une écoute de l’ordre de la foi.

Marie nous enseigne à nous-aussi à reconnaître le Verbe de Dieu fait chair, non plus dans un petit enfant mais dans la contemplation de l’Eucharistie et dans l’écoute de sa Parole. En devenant des adorateurs de l’Eucharistie et des auditeurs de la Parole de Dieu, nous pouvons alors discerner la bénédiction et la paix de Dieu pour nous au travers des événements de notre quotidien. Quel beau programme pour cette nouvelle année : retenir et méditer tous les événements de notre quotidien à la lumière de l’Eucharistie et de la Parole divine pour y découvrir la présence vivante et vivifiante du Seigneur.

« Seigneur, tout au long de cette année, nous voulons prendre le temps de nous approcher chaque jour, comme les bergers, de la mangeoire où nous pourrons nous rassasier du Pain de ton eucharistie et du Pain de ta Parole divine. Alors, nous pourrons nous aussi te glorifier et te louer pour tout ce que nous aurons entendu et vu au cours de ces rencontres avec toi. »


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