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« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »

AU FIL DU TEMPS (Articles publiés)


Presepe in Piazza San Pietro.(Roma)

Presepe in Piazza San Pietro.(Roma)

C’est aujourd’hui la naissance du Seigneur libérateur, nous sommes délivrés de tous nos esclavages ; c’est la naissance du Rédempteur, nous sommes rachetés de toutes nos captivités ; c’est la naissance du médecin, nous sommes guéris de toutes maladies ; c’est la naissance de la miséricorde, nous sommes pardonnés de nos péchés ; c’est la naissance de Jésus-Christ, frères et sœurs baptisés dans sa mort et sa résurrection, exultons avec tous les anges dans le ciel. Unissons nos voix à celle du psalmiste et chantons notre joie. Chantons au Seigneur un chant nouveau, proclamons son salut, racontons à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles (Psaume 95) car aujourd’hui «la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes » (Tite2, 11).
Oui, que les cieux tressaillent et que la terre se réjouisse. Que les cieux tressaillent parce qu’ils n’ont personne pour les accuser. Que la terre se réjouisse parce qu’elle-même voit germer la semence de vie éternelle. Que cette joie soit victorieuse de toutes tristesses et que la paix qu’elle donne se communique au monde entier.

Nous avons tous les motifs pour avoir de la joie puisque Dieu est venu cheminer avec nous, en plantant sa tente au milieu de nous. La divine « Shekinah » n’est plus sur Jérusalem et son temple, mais cette gloire enveloppe désormais tous, spécialement les derniers de la société, les marginaux. Ce fut le cas des bergers, ces gens méprisables, des hors-la-loi qui n’assistaient jamais aux catéchèses du sabbat, ne savaient même pas se qui se passait dans la société et qui ne pouvaient pas témoigner en justice, des gens qui sentent mauvais, des « bouseux » !

Oui, Dieu a partagé notre histoire : il est né dans un pays sous occupation étrangère, qui projetait imposer de lourdes taxes en faisant le recensement de la population et des biens ; il est né des parents immigrés ; il s’est heurté au refus d’accueil des siens, et surtout, il a accepté la fragilité de tout nouveau-né… Oui, Dieu est amour. Oui, l’amour se fait faible devant celui ou celle qu’il aime. Qui domine n’aime. Ceci contraste avec l’attitude de l’Empereur qui avait pris le titre d’ « Auguste » (SEBASTOS = digne d’adoration). Oui, cette fragilité nous invite à savoir « voir Dieu dans le banal où il a choisi d’exister ». Tous les espoirs sont permis. Pour cela, des attitudes conséquences.

On peut plus se laisser dérober l’Espérance. La joie est la caractéristique des chrétiens parce qu’ils se savent soutenus par celui qui a voulu partager leur condition. Ils ne peuvent plus se laisser submerger par le cours des événements qui sont désormais des « maîtres que Dieu nous donne de sa main » (Pascal), fussent-ils  tristes.

La seconde attitude est la confiance en l’homme en qui Dieu lui-même a confiance. Maintenant je peux comprendre ces mots de ce chant : je crois en Dieu qui croit en l’homme. Pourtant, nous baignons continuellement dans une indifférence qui va même jusqu’à la méfiance. Nous oublions que les hommes peuvent devenir ce que nous nous voulons qu’ils deviennent, dignes ou non de confiance, ou bien devenir ce qu’ils pensent que nous pensons d’eux.

Vivre la solidarité avec les derniers est une condition de la paix que nous chantons avec les anges : « gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre sur les hommes qu’Il aime ». La paix n’est pas possible quand chacun pense seulement à ses intérêts. Ne faut-il pas rompre avec cette maxime : « chacun pour soi et Dieu pour tous » ? Cette affirmation allie deux  choses incompatibles. Comme la fragilité d’un nouveau-né  attire l’attention de tous, nous devons savoir nous mouvoir en faveur de celui qui crie, en faveur de celui qui a une misère. Et cette dernière est multiforme : elle va de la confusion du bien et du mal comme il en est le cas du nouveau-né (et beaucoup de personnes de distinguent pas le bien du mal = une misère et une bassesse en humanité), le manque du nécessaire pour une vie humaine digne,…

Cela aidera à promouvoir le culte de la vie, parce que Noël célèbre la vie qui renaît. On s’engagera à défendre la vie contre la culture de la mort qui s’installe de plus en plus, s’inscrivant en faux contre la logique de Noël, logique de la Vie, logique de la paix de Dieu qui vient cheminer avec l’homme parce qu’il « croit » en lui.
Puisse le chant des anges en ces jours de fête ne jamais quitter nos lèvres : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime» (Lc 2, 14), « car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de nos fautes et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien» (Tt 2, 14).


Un commentaire

  1. […] de la présence divine. Nous retrouvons les mots du prologue de Saint Jean qui nous parlent d’un Dieu qui plante sa tente (Shekinah à laquelle fait allusion le verset 14 du prologue de saint Jean) au milieu des hommes […]

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