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Le bonheur, le Ciel, c’est Dieu lui-même au milieu de son peuple et en ses témoins : les saints. Amen. Gloire et louange à Dieu.

AU FIL DU TEMPS (Articles publiés)


IMG_8983La Toussaint atteste qu’à la fin de notre existence terrestre la vie n’est pas détruite : elle est transformée. Tous nous sommes appelés à ressusciter un jour avec le Christ, à être associés à sa gloire éternelle, à son bonheur sans fin. « Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement ; mais nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est ». Avec tous les saints, c’est-à-dire tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont accepté de se laisser saisir et transformer par l’amour rédempteur, nous exulterons devant la face de Dieu : « … de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d’une voix forte : “Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l’Agneau !” ».

 Ainsi, les lectures de ce jour nous parlent de cette réalité que nous célébrons. L’Apocalypse, en un langage imagé, nous présente l’impressionnant cortège des élus, mêlant aux 12 tribus d’Israël une foule innombrable venue de tous les horizons. Qui sont-ils ? Le visionnaire y répond : « ils viennent de la grande épreuve », faisant allusion des grandes persécutions qui se sont abattues sur les premiers chrétiens des Eglises de l’Asie Mineure, sous le règne de l’Empereur Domitien, vers l’an 95 après Jésus-Christ. Le livre veut répondre donc à une question angoissante de ce temps, question pour notre époque : Jésus a-t-il réellement vaincu le mal, avec les barbaries que nous voyons ici et là ? L’invitation nous est lancée alors : COURAGE ! En effet, les saints sont des hommes et femmes comme nous, qui ont cru que l’amour était plus fort que tout, nonobstant les adversités. Leur victoire est déjà la nôtre, en attendant le triomphe définitif du Christ sur le mal.

Ces saints sont des pécheurs comme nous, des gens qui ont été en butte aux mêmes difficultés, aux mêmes doutes, aux mêmes faiblesses que les nôtres, et qui se sont abandonnés à la miséricorde divine. Les uns sont plus connus, d’autres sont restés ignorés des publics, des caméras (pour les saints de nos temps technologiques !) : ce sont ces derniers que nous fêtons tout particulièrement aujourd’hui. Humbles mères de familles qui dans l’ombre se sont usées à la tâche, pères qui se sont tout donnés pour faire vivre leur foyer envers et malgré tous les revers de fortune, malades qui ont enduré en silence leurs souffrances du corps ou de l’âme, et bien plus largement : tous les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les artisans de paix, les persécutés pour la justice, les témoins de l’Evangile insultés pour leur appartenance au Christ. Ces personnes n’existent pas seulement au Moyen et au Proche-Orient, dans les terres en proie au terrorisme et que l’opinion courante associe à l’islam comme le rapportent les journaux de ces jours, avec la persécution des chrétiens (les Nazaréens), mais ils sont aussi un peu partout dans nos villages, villes et quartiers.

Dans la 2ème lecture, Saint Jean déclare que les baptisés sont dès à présent enfants de Dieu, en attendant d’être rendus semblables au Fils de Dieu qui nous a aimés et rachetés. En écrivant, il veut combattre une erreur, qui nous guette aussi, de nos jours. Ses contemporains prétendaient que Dieu avait fait seulement semblant de nous aimer, en Jésus-Christ, qui lui aussi, aurait fait semblant de se faire homme, souffrir et mourir. En conséquence, les sacrements ne seraient que des semblants d’union au Christ. Jean témoigne donc avoir vu, touché, entendu,… le Fils de Dieu. Quelles sont les preuves que nos communautés chrétiennes donnent à ceux qui passent dans nos Églises pour qu’ils se découvrent aimés de Dieu : accueil chaleureux dans nos Églises (et qui se prolonge chez nous), une célébration chantante, à la foi communicative, …

C’est en ce sens que nous pouvons comprendre et aider à comprendre le message de Jésus qui nous parle de bonheur. Heureux… heureux êtes-vous…. Ce vrai bonheur n’est pas d’abord question de richesse (Ikirézi ntígikūrá ikirézaréza ku mutíma), de succès, de plaisir. Toi qui croyais que le bonheur n’était pas fait pour toi, Jésus te veut heureux. Sais-tu que tu est heureux, toi, chrétien ? Et si tu ne l’es pas, n’est-il pas bon que tu te mettes en question ? Une chose est cependant claire : le bonheur dont parle Jésus n’exclut pas les contrariétés et la souffrance. En outre, il ne s’agit pas seulement d’une promesse lointaine. Savoir notre condition transfigure déjà le présent, malgré ses contrariétés, comme cela arrive à un agriculteur affamé, mais qui regarde avec espoir à son champ fleuri et qui s’en réjouit déjà. Les béatitudes ont donc cette dimension présente qui est transfigurée par la perspective du monde à venir. Oui, le bonheur annoncé dans les béatitudes, c’est Dieu lui-même et son règne, Dieu à l’action dans la vie des hommes, quand il réconforte les affligés, comble l’espérance des affamés de la justice, pardonne ceux qui ouvrent leurs cœurs à la misère de leur frère, se laisse trouver par ce qui Le cherchent d’un cœur sincère, et reconnaît pour ses fils ceux qui font la paix.

Dieu saint et bon, ton Fils proclame héritiers de ton Royaume les pauvres, les miséricordieux, les artisans de paix, tous ceux qui misent sur l’Évangile. Oui, heureux sont-ils et heureux sommes-nous d’être entourés d’une telle nuée de témoins. Que l’Esprit Saint nous éclaire et nous guide, qu’il suscite aujourd’hui de vrais disciples de Jésus, dans la communion des saints du ciel et de la terre


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