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Ku wa 14 Rusāmá: Matiyasi Mweranda, Umutúmwa (Umusi mukuru)

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu c’Ibikorwa vy’Abatumwa (1, 15-17. 20a. 20c-26)

Matiyasi atorerwa kuba icabona c’izuka ry’Umukama

Saint MathiasMuri iyo misi, Petero ava hasi hagati ya benewabo bari nk’ijana na mirongo ibiri, ababwira ati : « Benewacu, Ivyanditse vyabuwe na Mutima Mweranda aciye kuri Dawudi, vyerekeye Yuda yarongoye abaje gufata Yezu, vyategerezwa kuranguka, Yuda yari uwo muri twebwe kandi yari yara gize uruhara muri ubu butumwa. Kandi handitswe mu gitabu c’Amazaburi ngo: “Uwundi n’asubire mu gikorwa ciwe”. Birakwiye rero ko muri abo bantu bakurikiye Umukama Yezu igihe cose hamwe natwe, kuva kw’Ibatisimu ya Yohani gushika ku musi yavanwa muri twebwe, umuntu umwe yoba icabona hamwe natwe mu vyerekeye izuka rya Yezu. » Abari bakoraniye aho batora babiri ari bo Yozefu bita Barasaba bari bataziriye Munyakuri, na Matiyasi. Hanyuma rero barasenga bavuga bati : « Mukama, wewe uzi akari mu mitima ya bose, twereke uwo watoye muri abo babiri, kugira ngo asubire mu kibanza c’ubwo busuku n’ubutumwa Yuda yataye, akagenda mu kibanza kimubereye. »

Baraheza batera ubufindo, bufindukura kuri Matiyasi, aca aja yiyongera kuri ba batumwa icumi n’umwe.

IZABURI 112 (113), 1-2. 5-6. 7-8

Icit : Uragashemezwa, Mukama,
         Wewe wama ubogora abakene.

Canke : Aleluya.

Bantu b’Umukama, nimuninahaze Umukama,
muninahaze izina ry’Umukama ! (suite…)

Le Christ ressuscité est la manifestation de la plénitude de la miséricorde de Dieu.

Le désir de Dieu de voir l’homme libre traverse toutes les difficultés de l’histoire de l’humanité et triomphe en cette nuit de la veillée pascale. En Jésus-Christ, l’homme retrouve l’image de Dieu qu’il avait perdue en cédant aux séductions du « serpent », l’image perdue à cause de l’infidélité du peuple d’Israël et de nous-mêmes quant à nos engagements baptismaux et autres, ou bien quand il cède aux faux ordres des puissants (ceux qui peuvent nous promettre ceci ou cela pourvu que nous collaborions à leurs sales besognes). A travers le tombeau vide, nous voyons la misère de l’homme qui arrive et touche le cœur de Dieu : la misère cède place à la miséricorde (misère au cœur– cordis) de Dieu.

Cette miséricorde se manifeste depuis le commencement. Dieu ne se désintéresse pas de ce qu’il a créé. Il regarde ce qu’il a fait et le trouve beau (cfr la première lecture : Gn 1,1.26-31). Le patriarche Abraham fut le premier à faire expérience de cette miséricorde, comme nous le lisons dans la 2ème lecture de cette veillée pascale (Gn22, 1-18). Il s’est rendu compte que ce Dieu n’est pas inhumain et cruel. Il a vu un Dieu qui veut libérer l’homme de n’importe quel type d’oppression, même celle qui dériverait d’une religion qui prétend aux sacrifices trop lourds à supporter. Ainsi, Dieu libéra Isaac de la main de son Père qui voulut le donner en sacrifice en l’immolant. Il n’avait pas encore compris que sacrifier ne signifie pas tuer, mais rendre sacré, c’est-à-dire réserver quelqu’un ou quelque chose au Seigneur de la vie.

C’est cette vie alors qui importe pour Dieu et à laquelle il vole au secours puisqu’il entend la souffrance de son peuple qui peinait en Egypte, comme nous le lisons dans le livre de l’Exode 14, 15-15,1. Et ainsi se poursuit l’histoire du salut qui trouve son accomplissement en Jésus-Christ. Ce dernier veut que nous participions à cette victoire, en mourant au vieil homme pour ressusciter avec Lui. Nous serons alors capables de comprendre la Parole qu’il nous a toujours dite, quand nous participons aux assemblées eucharistiques ou en d’autres occasions où il se manifeste à nous.
« Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore avec vous en Galilée ». Voilà le lieu où il faut le chercher, le lieu où il faut le rencontrer : sa Parole. C’est toujours vrai. D’où l’importance de la première partie de la messe, appelée «liturgie de la Parole». Celui qui manque habituellement ce moment de la messe risque de ne pas saisir la Présence vivante aujourd’hui de Jésus ressuscité. Celui qui est «Le Vivant», c’est bien le même Jésus d’auparavant, du temps où il était le Galiléen ! Et c’est bien aussi celui que toutes les Écritures annonçaient. Tout l’Ancien Testament, que nous lisons chaque dimanche, est le vrai chemin pour chercher Jésus… Il y a continuité dans le projet de Dieu.
Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol.  Posture étonnante. Je contemple, intérieurement, ces femmes qui sont comme figées, têtes baissées. C’est vrai, elles ne se rappellent pas, elles aussi, ce qu’avait dit Jésus quand il enseignait. Cette position traduit, symboliquement, l’erreur involontaire qu’elles font en cherchant Jésus là où il n’est pas. On ne trouvera plus jamais Jésus en se bornant à horizon terrestre. «Redressez-vous et relevez la tête» (Luc 21/28), disait Jésus pour annoncer le Règne définitif de Dieu. Et nous, si souvent encore, nous penchons nos visages uniquement vers la terre : profession, famille, confort, besoins matériels… Tout cela est bon, mais devrait être «traversé» par une espérance qui nous tende… vers l’éternel.

Pour cela, le grand cri de cette nuit sainte est que Jésus est ressuscité. Bien plus, il est Vivant. En lui s’accomplissent toutes les promesses et toute la création peut retrouver l’image de Dieu qui avait été abîmée par le péché, et ainsi se retrouve toute la beauté et l’harmonie des origines. Christ est ressuscité. Alléluia.

L’expérience de la miséricorde de Dieu dépasse de loin ce que nous pouvons penser et comprendre.

S’ouvrir au futur de Dieu

Abbé Lambert RIYAZIMANA

Toute l’histoire du peuple de la Bible est parcourue par un souffle orienté vers l’avenir, une attente et une espérance sans cesse renaissantes. Dans la première lecture, qui remonte à la fin de l’exil, l’évocation du passé le plus prestigieux (le passage de la mer Rouge) est assimilée à un carcan si elle détourne le regard du nouvel exode projeté par Dieu. Dans l’épître aux Philippiens, Paul prolonge l’espérance d’Israël lorsqu’il présente le Christ ressuscité comme l’avenir d’une humanité régénérée. Voilà une excellente clé pour relire l’épisode de la femme adultère dans l’évangile de Jean. Ce récit met face à face les tenants du passé (scribes et pharisiens) et Jésus, qui ouvre aux hommes un avenir tout autre. Lapider quelqu’un, c‘est lui refuser tout avenir, ne pas admettre que quelqu’un peut s’améliorer ; comprendre et pardonner, c’est lui permettre de revivre. C’est nous retrouver nous-mêmes, qui avons été pardonnés et qui devons apprendre à pardonner.

La méditation des lecture du dimanche passé pouvait aussi nous porter à comprendre que le sacrement de la réconciliation se vit en vue de la miséricorde que nous sommes appelés à accueillir, et non la honte de nos propres péchés, puisque le fils prodigue n’a même pas pensé au repentir de ses péchés, mais au futur qui pouvait changer sa vie. En effet, la mémoire est spirituellement importante, pourvu qu’elle ne nous bloque pas dans notre passé, mais nous relance vers un futur meilleur, fût-ce aussi comparable à celui auquel aspirait le fils prodigue : pouvoir manger au moins au fruit de la sueur de son front, comme un ouvrier journalier. Ainsi, dans le sacrement de la réconciliation, la reconnaissance de notre péché doit nous projeter vers le futur, celui de l’homme qui aura accueilli le don gratuit de la miséricorde de Dieu.

L’oracle d’Isaïe que nous écoutons dans la première lecture suit un cheminement (suite…)

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