Évangéliser les aréopages contemporains

Accueil » Divers

Archives de Catégorie: Divers

La cruche fissurée. Vie spirituelle comme modes du téléphone. Les coups de la vie…

LA CRUCHE FISSURÉE

Il était une fois un vieil homme avec deux cruches suspendues chacune à l’extrémité du bâton qu’il portait sur ses épaules.

Une des cruches avait une fissure, alors que l’autre était dans un parfait état. Lorsque le vieil homme revenait de ses longues marches de la rivière à la maison, La cruche en bon état restait pleine d’eau alors que la cruche fissurée n’en conservait que la moitié.

Pendant deux ans, le même procédé se répéta tous les jours : Le vieil homme revenait chez lui avec une cruche et demie d’eau seulement. La cruche sans défaut était évidemment toute fière du service qu’elle rendait, mais la pauvre cruche fissurée avait honte à cause de son défaut et se sentait malheureuse de ne fournir que la moitié de la portion qu’elle aurait dû.

Au bout de deux ans, au cours desquels elle croyait avoir rendu un mauvais service, la cruche fissurée parla ainsi au vieil homme :   » Je suis consciente de mes limites et j’ai honte de mon défaut qui fait que je laisse couler de l’eau pendant le parcours de retour à la maison. « 

Le vieil homme lui renvoya un sourire en disant : « As-tu déjà remarqué que ton côté du chemin est tapissé de fleurs, tandis que du côté de l’autre cruche il n’y en a aucune ? La raison en est que comme j’ai toujours su que tu avais une fissure. J’ai semé des fleurs le long de la route de ton côté.

Toi sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses tous les jours lors de notre retour à la maison. Pendant deux ans j’ai pu ainsi cueillir ces jolies fleurs qui embellissent notre table. Si tu n’étais pas exactement telle que tu es, je n’aurais pas pu apporter cette beauté à notre maison.

MORALITÉ : Chacun de nous a ses propres défauts. Nous devons donc accepter chacun comme il est et essayer de voir ce qu’il y a de meilleur en lui. Ne l’oubliez jamais : Nous sommes tous un peu fissurés, mais la vie sait faire des merveilles avec nos faiblesses. Nul n’est Parfait! Nous sommes des êtres interdépendants. Chacun de nous complète l’autre.Vivre avec quelqu’un, C’est vivre avec ses défauts et ses qualités. Gardez toujours votre flamme de positivité !!!

****************************************

Vie spirituelle comme téléphonique

Sur votre téléphone, il y a plusieurs modes : le mode silence, le mode vibreur et le mode sonnerie…. Nous avons besoin de ces trois modes dans notre vie chrétienne :

Nous avons besoin du mode silence.
Comment écouter Dieu, si nous ne savons pas nous taire ? Il faut bien l’avouer, le silence c’est parfois très compliqué pour nous… Mais voici à quoi la Bible nous encourage : «Garde le silence devant l’Éternel et espère en lui, ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses entreprises, contre l’homme qui réalise ses méchants projets ! » (Psaumes 37.7)

Nous avons besoin du mode vibreur, c’est-à-dire de laisser en permanence au Saint-Esprit la possibilité de nous alerter intérieurement. Il est notre conseiller, le meilleur conseiller : « De même l’Esprit aussi nous vient en aide dans notre faiblesse. En effet, nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières, mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des soupirs que les mots ne peuvent exprimer. » (Romains 8.26)

Nous avons besoin du mode sonnerie, c’est à dire le mode prière, ce moment où nous parlons à Dieu à voix haute : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance. » (Ph 4.6)

Nous avons besoin d’apprendre à conjuguer ces trois modes dans notre vie de prière. En fait sur les téléphones, il existe un quatrième mode, mais celui-ci nous devons l’éviter à tout prix dans notre relation avec Dieu : c’est le mode offline (déconnecté) ! Car lorsque l’on est hors ligne, on ne peut vraiment recevoir ni passer aucun appel, aucun message, rien du tout…

Aujourd’hui et pour toujours, ne perdez pas votre connexion à Dieu par le Saint-Esprit qui vit en vous !

********************************************************************

« Ne pactise pas avec le péché « 

Quand j’étais un enfant, j’aimais jouer avec des pierres jusqu’à un jour j’ai jeté une pierre qui a tué instantanément le coq de ma mère.Je pensais que j’étais juste seul mais étonnamment, ma sœur était juste derrière moi puis elle a dit : « donnes-moi 10.000 Francs et je ne le dirai pas à maman  »
Je lui ai dit : « je n’ai pas mais s’il te plaît ne lui dis pas. Sinon elle va me battre ».

Le lendemain, maman lui a dit de faire la vaisselle et de balayer les environs, mais elle a dit: « Maman, mon frère a dit qu’il le fera ».

Puis elle est venue me dire:  »tu laves les assiettes et balaies les environs ou bien. N’oublies pas que tu as tué le coq ». Sans hésiter, j’ai lavé les assiettes et balayé l’environnement pour elle.

Le lendemain, maman lui a dit d’aller chercher de l’eau pour remplir le fût. Elle reprit: «Maman, mon frère a dit qu’il le fera  » Puis elle est venue me dire: « te rappelles tu du coq? Remplis ce fût d’eau sinon…. » C’est comme ça que j’ai puisé de l’eau pour remplir le fût.

Le même jour, dans la soirée, maman l’a envoyée au marché pour acheter des produits alimentaires, et elle a dit: « Maman, mon frère a dit qu’il ira les acheter ». Elle est venue et m’a dit:   »n’oublies pas que le coq est toujours mort, vas au marché pour faire les achats »

Je me suis juste levé et suis allé vers ma maman avec des larmes aux yeux. Je l’ai trouvée assise dans la maison, je suis allé vers elle, je me suis agenouillé et je lui ai dit en pleurant:  »Maman, je suis tellement désolé, pardonnes-moi. J’ai tué ton coq, mais ce n’était pas un acte délibéré.

S’il te plaît Maman pardonnes-moi, je suis désolé. » Puis elle répondit: «Mon fils, le jour où tu as tué le coq, j’étais à la fenêtre et j’ai observé tout ce qui s’est passé. Ta sœur a fait de toi son esclave parce que tu ne voulais pas venir m’avouer et t’excuser. Mais maintenant, tu l’as fait. Tu es libre et elle ne t’utilisera plus encore. »

MESSAGE : « Le péché te rend captif aussi longtemps que tu ne le confesses pas.» Chaque fois que nous péchons, Dieu nous voit et nos péchés font de nous des esclaves. Le moment où tu te confesses et demandes pardon, tu deviens libre. De même si nous avons des problèmes avec des gens, allons vers eux et faisons la paix. Que Dieu nous aide tous!

***************************************************************

LES COUPS DE LA VIE

Les coups les plus durs à encaisser sont ceux qu’on ne voit pas arriver. Ceux qui nous prennent par surprise. A un moment ou à un autre, la vie vous infligera un coup qui vous mettra à terre. Tu n’es pas vacciné(e) contre les chutes, tu peux toujours tomber! Ce n’est pas le bon moment pour se relancer aussitôt dans la bataille ou décider de d’abandonner la lutte. Un mari qui vous quitte, un engagement qui croule, un vœu que je brise, un enfant qui décède, un job que l’on perd de façon inopinée… sont autant de coups de poing que la vie peut nous donner.

C’est le moment où nous sommes le plus fragile sur le plan psychologique, moral et spirituel. Ne prenez pas de décision majeure en pareils temps. En fait, ne prenez jamais de décision définitive dans des situations qui peuvent être passagères, pendant qu’elles obscurcissent notre conscience et amoindrissent notre pouvoir de discernement et de décision.

Avez-vous déjà observé quelqu’un qui vient travailler le matin sans avoir suffisamment dormi la nuit ? Il n’est pas très productif. Ses capacités sont amoindries. Il en est ainsi des chocs de la vie. Reposez-vous, récupérez et vous reviendrez pus fort. Après le décès d’un enfant, certains couples ont décidé de divorcer. Incapables de vivre leur chagrin ensemble. Pour être encore plus malheureux séparés. Après une chute, quelqu’un a pensé qu’il n’était pas fait pour le vœu rompu et a quitté pour une autre vie, où il ne se trouve pas non plus a l’aise. Décision rapide.

Je me souviens d’un ami. Quelqu’un de naturellement doux, à l’âme poétique et passionné de musique qui s’est engagé à l’armée après que son amour de jeunesse l’ait quitté. Ce n’était pas sa place. Il l’a regretté toute sa vie. Pour échapper à la douleur, à la honte, nous avons parfois pris des décisions radicales. Irréversibles. La plupart de décisions prises en pareils moments sont émotionnelles. Et non rationnelles. Elles relèvent de notre orgueil qui n’accepte pas que nous sommes aussi faibles, inconstants,… En voulant noyer votre chagrin, prenez garde de ne pas noyer votre avenir avec.

Ne faites pas payer à votre avenir les erreurs de votre passé. Pierre a renié son Maître auquel il promettait fidélité indéfectible, jusqu’à pouvoir combattre et mourir pour lui. Il a trahi, s’est repenti, continua la course en confirmant ses frères dans la foi, alors qu’il était aussi faible. Judas a trahi, et a pris une décision irréversible. Ton ami, mes amis ont eu des difficultés, des incompréhensions, …et dans la précipitation, ont pris des décisions irréversibles. Est-ce que ce sont ces coups qui déterminent ta vie ou bien la façon de les affronter?

Ballades chrétiennes… et plus encore.

Modes silencieux, vibreur, sonnerie…

apple-watch-os-3-activer-et-desactiver-le-mode-silencieux-cliquez-sur-l-icone-mode-silence_screenshotSur votre téléphone, il y a plusieurs modes : le mode silence, le mode vibreur et le mode sonnerie…. Nous avons besoin de ces trois modes dans notre vie chrétienne :

Nous avons besoin du mode silence. Comment écouter Dieu, si nous ne savons pas nous taire ? Il faut bien l’avouer, le silence c’est parfois très compliqué pour nous… Mais voici à quoi la Bible nous encourage :
« Garde le silence devant l’Éternel et espère en lui, ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses entreprises, contre l’homme qui réalise ses méchants projets ! » (Psaumes 37.7)

Nous avons besoin du mode vibreur, c’est-à-dire de laisser en permanence au Saint-Esprit la possibilité de nous alerter intérieurement. Il est notre conseiller, le meilleur conseiller :
« De même l’Esprit aussi nous vient en aide dans notre faiblesse. En effet, (suite…)

Les saints nous parlent de l’étude. Lettre de Jean-Paul 1er à Saint Bernardin de Sienne.

« Si tu observes avec persévérance ces sept règles tu deviendras sous peu un homme accompli »
Bernardin-de-sienneCher saint souriant,

Le pape Jean XXIII aimait tant tes sermons qu’il voulait te proclamer docteur de l’Église. Il mourut et depuis, rien n’a été fait en ce sens. Dommage ! Ce que le bon pape aimait, ce n’était pas tes sermons en latin, étudiés, polis, bien structurés, mais ceux en italien, transcrits de vive voix, débordants de vie, de ferveur religieuse, d’humour et de sagesse pratique. Il t’imaginait peut-être « docteur souriant » à côté de l’angélique Thomas, du séraphique Bonaventure, du consolant François de Sales. Jean XXIII pensait qu’à une époque où l’on emploie des mots compliqués, difficiles, hérissés d’ismes, pour dire même les choses les plus communes, il était opportun de mettre en valeur le petit frère qui avait enseigné : « Parle sans complication afin que tes auditeurs ne repartent pas embrouillés, mais éclairés et contents !»
Les professeurs et les étudiants de l’Université de Sienne ne furent pas du tout embrouillés quand tu leur prêchas en juin 1427. Tu leur parlas de la manière d’étudier, tu leur proposas sept règles et tu conclus : « Si tu observes avec persévérance ces sept règles tu deviendras sous peu un homme accompli ». Avec ta permission, je vais tâcher de proposer à nouveau aux étudiants d’aujourd’hui tes sept règles, abrégées et… apprivoisées.
 
PREMIERE REGLE, L’ESTIME.
On n’arrive pas à étudier sérieusement si d’abord on n’a pas d’estime pour l’étude. On ne se cultive pas si d’abord on n’a pas d’estime pour la culture. Tel étudiant est plongé dans les livres. Tu écris : c’est bien : « Tu n’es pas de ces jeunes écervelés qui n’attendent rien de l’étude, sinon de polir leurs bancs ! » Aime les livres, tu entreras en contact avec les grands hommes du passé : « Tu leur parleras et ils te parleront ; ils t’écouteront, tu les écouteras, et tu en retireras un grand profit ».
Qu’on ne méprise jamais les grands « maîtres » ; il vaut mieux être confidents de grandes idées qu’inventeurs d’idées médiocres. Bernard de Chartres disait : « Nous sommes comparables à des nains juchés sur des épaules de géants : nous voyons donc plus de choses qu’ils n’en ont vu et nous voyons plus loin qu’eux. »
 
DEUXIEME REGLE, LA SEPARATION :
Se renoncer, se mortifier au moins un peu ! Autrement on n’étudie pas pour de bon.
 
TROISIEME REGLE, LE CALME.
« Notre esprit est comme l’eau. Quand il est paisible, il ressemble à une eau calme ; mais quand il est ému comme une eau agitée, il se trouble. » L’esprit doit donc se reposer, trouver le calme si l’on veut apprendre, approfondir, retenir.
Une zone de silence est indispensable autour d’un esprit qui étudie pour qu’il garde son calme et sa pureté. Toi, frère très pieux, tu suggères de la demander au Seigneur ; tu proposes même la formule : « Donnez le calme à notre esprit, messire Dieu ».
 
QUATRIEME REGLE, L’ORDRE
Equilibre, juste milieu dans les choses du corps aussi bien que de l’esprit. Manger ? Oui, écris-tu, mais « ni trop, ni trop peu. Tous les extrêmes sont vicieux, la voie du milieu est la meilleure. On ne peut allier l’étude ni au jeûne, ni à la bombance : parce que l’un te desséchera le cerveau et l’autre te le gonflera ». Dormir ? Aussi, mais « ni trop ni trop peu… il est plus utile de se lever à l’heure… et l’esprit dégagé ». L’esprit aussi a besoin d’ordre, et tu continues : « Ne mets pas la charrue avant les bœufs, apprends moins de science mais bien, plutôt que beaucoup et mal ! ».
L’amateurisme, le vernis de surface, l’à-peu-près, ne sont pas choses sérieuses. Tu conseilles aussi d’avoir des préférences personnelles parmi les auteurs et les matières : « Estime un docteur plus qu’un autre, un livre plus qu’un autre… Mais n’en méprise aucun ».
 
CINQUIEME REGLE, LA PERSEVERANCE.
15128890_1119701441476283_7064091486657184335_oLa mouche se pose à peine sur la fleur et passe, inconstante et agitée, à une autre fleur ; le bourdon s’arrête un peu plus, mais c’est le bruit qui l’intéresse ; l’abeille, silencieuse et active, s’arrête, aspire à fond le nectar, le porte à la ruche et nous donne le miel délicieux. Ainsi s’exprimait saint François de Sales et il me semble que tu acquiesces : pas d’étudiant-mouche, ni d’étudiant-bourdon. Tu aimes la volonté tenace et réalisatrice et tu as bien raison.
A l’école et dans la vie, il ne suffit pas de désirer, il faut vouloir. Il ne suffit pas de commencer à vouloir, il faut continuer. Et il ne suffit même pas de continuer, il faut être capable de recommencer à vouloir à partir de zéro, toutes les fois que l’on a été arrêté par la paresse, les échecs ou les chutes. Ce qui fait la malchance d’un jeune étudiant, ce n’est pas tant une mémoire défaillante qu’une volonté alanguie. Sa chance, plus qu’un grand talent, c’est une volonté solide et tenace. Mais la volonté se forge au feu de la grâce de Dieu, et se trempe au contact des grandes idées et des grands exemples !
 
SIXIEME REGLE : LA DISCRETION.
Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre ; ne pas attraper un torticolis à force de viser trop haut ; ne pas être à la fois au four et au moulin ; ne pas attendre des résultats du jour au lendemain. Être premier de classe est bien, mais si je ne dispose pas de talents suffisants, ce n’est pas pour moi ; je travaillerai de tout mon cœur et serai content d’être quatrième ou cinquième. J’aimerais prendre des leçons de violon, mais j’y renonce si elles doivent porter préjudice à mes études et faire dire : « Qui trop embrasse, mal étreint ».
 
SEPTIEME REGLE : LE GOUT.
On ne peut pas étudier longtemps si on ne prend pas goût à l’étude. Et le goût ne vient pas tout de suite. Au début, on rencontre toujours des obstacles ; la paresse, des occupations agréables qui distraient, la difficulté même de la matière. Le goût vient plus tard. Tu écris : « Il n’est pas nécessaire d’être allé étudier à Paris pour apprendre quelque chose de l’animal aux sabots fourchus (le bœuf) qui mange d’abord et emmagasine, puis rumine peu à peu ». Cher et sage saint : ruminer veut dire quelque chose de plus pour toi : le bœuf savoure le foin peu à peu quand il en a le temps et il en jouit jusqu’au dernier brin ; pour les livres d’étude, aliments de notre esprit, nous devrions l’imiter.
%d blogueurs aiment cette page :