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Archives de Catégorie: Méditations

Epiphanie : Tous, Juifs comme « païens », avons part à la même hérédité en Jésus-Christ, unique Sauveur des hommes.

Qu’il est grand le décalage entre la vision du prophète exposée dans la première lecture et ce que donne à voir le texte de cet évangile ! Le prophète interpelle Jérusalem, la ville humiliée par les puissants de ce monde, à la suite des déportations de ses habitants. Il l’invite à se redresser. Car la lumière du Seigneur se lève sur elle au petit matin, et les nations qui sont encore dans l’obscurité se dirigeront vers elle, à la clarté de son aurore. Les rois de la terre viendront lui apporter leurs présents. Alors, Jérusalem, sera radieuse et son cœur frémira de joie.

La ville de Jérusalem, est aujourd’hui pomme de discorde entre Israéliens et Palestiniens, voire entre gardiens rivaux des Lieux Saints. Juifs, chrétiens et musulmans continuent à s’en réclamer comme leur patrie spirituelle, comme un point de rencontre entre le ciel et la terre. Les Mages d’Orient, dont l’Évangile de Mathieu nous parle aujourd’hui, ne faisaient pas partie du peuple de Dieu. Les étrangers venus d’Orient ne sont pas des rois mais des païens, des inconnus, des mages, entendons par là,

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Dans les déserts de nos vies : préparons-y le chemin du Seigneur, rendons droits ses sentiers.

Les grandes traditions religieuses s’exposent tôt ou tard à la tentation de l’autosatisfaction et de l’immobilisme. Voilà pourquoi l’histoire biblique fut sans cesse secouée par les interventions des prophètes, ces fougueux interprètes de la Parole de Dieu. Ainsi, Isaïe, rebuté par l’incurie aventureuse des dirigeants de son peuple, annonce l’avènement d’un roi selon le cœur de Dieu, qui fera régner la paix et la justice. L’évocation paradisiaque de cet avenir espéré souligne sa nouveauté proprement incroyable. Sept siècles plus tard, Jean Baptiste stigmatise le conformisme de ses auditeurs : leur qualité de fils d’Abraham ne les dispense pas de la rude conversion qu’exige la venue du Royaume. C’est à cette condition que peut naître un monde où « le loup habitera avec l’agneau », un monde où le désert peut refleurir, surtout le désert d’un cœur stérile qui n’espère plus en rien, n’a plus confiance en celui que Dieu met nos chemins.

« …préparons le chemin du Seigneur », dans les déserts de nos vies. »

Le désert est un lieu sans références, où l’on se perd facilement. Pourtant, c’est dans le même désert (celui de nos inquiétudes et nos incertitudes, nos peurs du lendemain, …) que crie la voie du Baptiste : une voix qui crie dans le désert, dans nos désert. Et c’est la raison pour laquelle

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Christ-Roi: Jésus crucifié est le Prince-de-la-Paix qui pardonne et nous réconcilie en faisant la paix.


En ce dernier dimanche du temps ordinaire, nous célébrons la solennité de Jésus-Christ roi de l’univers. Cette fête fut instaurée par le pape Pie XI le 11 décembre 1925 par l’encyclique «Quas Primas» pour «ramener et consolider la paix par le règne du Christ», après les affres de la 1ère guerre mondiale. Les dirigeants du monde d’alors comme ceux d’aujourd’hui, ne parviennent pas à assurer la paix. Si l’on vit des accalmies, ce sont des trêves, des peurs inspirées par l’équilibre des forces, des cohabitations pacifiques,… Le Pape nous propose la royauté du Christ comme celle pouvant nous donner la paix intérieure et extérieure.


En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous contemplons le règne de Dieu qui vient peu à peu à travers l’histoire et qui monte vers sa réalisation plénière à la fin des temps. Paradoxalement, l’Eglise nous propose, pour fêter notre Christ-Roi, une scène peu éclatante où Jésus inaugure son règne : son trône est la croix… sa couronne est un buisson d’épine qui ensanglante sa face… son investiture royale un « titre » de condamnation à mort clouté au dessus de sa tête…ses deux témoins, ses barons, deux malfaiteurs condamnés avec lui. Un paradoxe éminemment évangélique ! Roi ? Oui ! Mais certainement pas comme le comprenaient, ni ceux qui étaient ses adversaires pour les condamner… Roi «à la manière de Dieu»! Que sera alors le BILAN de sa royauté? Allons-y doucement!

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