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Jésus, Bon Pasteur, prend soin de chacun de nous. L’écoute et la méditation de sa Parole nous rend conscients de l’urgence de coopérer à sa mission.

«Mes brebis écoutent ma voix; moi, je les connais»
IMG_20190421_122955Aujourd’hui le regard de Jésus sur les hommes est celui du Bon Pasteur qui prend sous sa responsabilité les brebis qui lui ont été confiés et s’occupe de chacune d’entre elles. Entre eux, il y a un lien fort, un instinct de connaissance et loyauté: «Mes brebis écoutent ma voix; moi, je les connais, et elles me suivent» (Jn 10,27). La voix du Bon Pasteur est toujours un appel à Le suivre, à rentrer dans le cercle de son influence.

Le Christ nous a gagnés non seulement par son exemple et par sa doctrine, mais par le prix de son Sang. Il a payé cher pour nous, et pour cela Il ne veut pas qu’aucun des siens se perde. Et en dépit de cela, il faut se rendre à l’évidence qu’il y en a qui accourent à l’appel du Bon Pasteur, et d’autres non. L’annonce de l’Evangile est cause de joie pour les uns et cause de rage pour les autres. Qu’est-ce qu’ils ont les uns que les autres n’ont pas? Saint Augustin, en se penchant sur le mystère profond de l’élection divine, répondait: «Dieu ne te délaisse pas si tu ne Le délaisses pas», Il ne t’abandonne pas si tu ne L’abandonnes pas. Ne jettes pas pour autant la faute sur Dieu, ni sur l’Eglise, ni sur les autres, car ton problème de fidélité n’est pas le leur mais le tien. Dieu ne renie pas sa grâce à personne, et c’est justement cela notre force: nous devons nous accrocher avec force à la grâce de Dieu. Nous n’avons aucun mérite, nous avons simplement été touchés par la grâce.

Nous sommes une vocation. Nous avons une vocation.


La foi nous rentre par l’ouïe, par l’entendement de la parole de Dieu, y le plus grand danger que nous avons est d’être sourds et ne pas entendre l’appel du Bon Pasteur, parce que nous avons (suite…)

Distinguer entre efficacité et fécondité pastorales dans notre apostolat. Sans le Seigneur, tout perd son sens, nous nous fatiguons pour rien.

IMG_20190421_122955Après le tableau – un peu idyllique – lu dimanche dernier, les Actes nous rapportent l’arrestation des apôtres et leur libération miraculeuse. Pensant que ces derniers étaient toujours emprisonnés le Sanhédrin les envoie chercher. On ne trouve personne mais au même moment on apprend que ces derniers sont sur l’esplanade du Temple, en train d’enseigner. Un comble ! Puisque l’interdiction leur avait été faite d’annoncer la résurrection de Jésus…La question du Grand Prêtre : « Voulez-vous faire retomber sur nous le sang de cet homme ? » fait écho au cri de la foule au cours du procès de Jésus : « Que son sang retombe sur nous… » (Matthieu, 27, 25). Le livre du Deutéronome au chapitre 19, verset 10 précise que cette expression souligne la responsabilité que doit assumer celui qui a versé le sang. Ce qui laisse à penser que le Sanhédrin s’imagine que les apôtres veulent venger la mort de Jésus. Il n’en est rien. Pierre répond en parlant non de vengeance mais de conversion et de pardon des péchés. Remarquez au verset 30 la référence au « Dieu de nos Pères » qui est le Dieu de ceux qui composent le Sanhédrin. Au verset 32, la mention du rôle de l’Esprit Saint. C’est encore Lui qui aujourd’hui rend témoignage au cœur de l’église et en nous de la résurrection de Jésus. Le lectionnaire a omis le récit de l’intervention de Gamaliel. C’est dommage ! Libérés après avoir subi le châtiment du fouet les apôtres sont tout heureux parce que leur sort ressemble à celui de Jésus…

Dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, le Pape François (suite…)

Seigneur, c’est certain que « Tu es là au cœur de nos vies, dans nos
 tourments, dans nos joies… ». Tu donnes sens à notre histoire.

IMG_20190421_122955La liturgie de la Parole de ce troisième dimanche de Pâques remet en ordre nos pensées, en faisant des comptes avec une série de conséquences erronées qui découlent de la résurrection du Christ. A ceux qui penseraient que Jésus est ressuscité et que donc, tout leur est permis, l’apôtre Jean, dans la deuxième lecture, nous avertit que connaître Jésus ressuscité va de pair avec l’accomplissement de ses commandements. A celui qui tenterait d’oublier que la résurrection advient par et après la croix, ce qui signifie une série d’événements dont nous sommes responsables en tant que pécheurs, Pierre nous rappelle l’importance de reconnaître nos péchés et, en même temps, la bonne nouvelle que Dieu est toujours prêt à nous pardonner si nous nous tournons vers lui. Et enfin, à celui qui croirait que Jésus est seulement un fantasme, Luc nous propose l’image d’un Maitre dont l’œuvre a des effets bien visibles devant ses disciples. Pourtant, ceux-ci, « dans leur joie, ils n’osaient pas y croire et restaient saisis d’étonnement ». Ils n’ont pas cette paix intérieure parce qu’ils restent paralysés par leur histoire récente, qu’ils ne parviennent plus à s’orienter. La paix du Christ les appelle à franchir un autre pas et dépasser ces tragiques événements. Oui Seigneur, « tu es là, au cœur de nos vies,… dans nos tourments, …dans nos cœurs tout remplis d’orages suite à nos chutes et échecs répétitifs, remplis de joie d’avoir fait nos petits progrès, … ».

Mais que d’événements dramatiques se sont passés, pour ces pauvres hommes, depuis trois jours ! On peut/doit les comprendre, les pauvres disciples de Jésus, pauvres comme nous autres… Le dernier repas de Jésus, jeudi dernier… l’arrestation au Jardin de Gethsémani… leur fuite à tous… le reniement de Pierre… le jugement infamant comme hérétique et blasphémateur… la mort sur la croix aux portes de la ville… la pendaison suicidaire de l’un de leurs amis, Judas. Le groupe de douze est devenu onze, par l’abandon et la mort de l’un d’eux ! C’est dans ce contexte qu’arrive, déconcertante, inattendue, la «résurrection.»

Il leur dit : «La paix soit avec vous.» C’est le «bonjour» habituel des juifs : «Shalom !»… «La paix ! Cette fois on ne peut pas s’empêcher de penser que, ce soir-là, le souhait traditionnel a dû prendre une signification toute particulière : c’est au creux de leur désespoir que Tu viens leur dire : «Ne craignez pas»… «Soyez en paix»… « Gira amahóro! »; la salutation la plus difficile pour certains moments de l’histoire sombre (suite…)

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