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En laissant transpercer son Cœur, Jésus nous révèle son amour qui est vie intarissable.

Coeur_de_JesusLa solennité du Sacré-Cœur de Jésus nous replonge dans la méditation de la Passion selon saint Jean qui est d’un réalisme frappant. L’apôtre qui a suivi le Seigneur jusqu’aux derniers instants de sa vie terrestre est le seul à nous révéler les détails si bouleversants que nous venons d’entendre. Ils sont criants de vérité, et ils nous disent l’intensité du drame dans sa dimension spirituelle et salvifique à notre égard. Saint Jean nous rapporte ces circonstances dramatiquement banales: les soldats ne brisèrent pas les jambes de Jésus crucifié, mais l’un d’eux, avec sa lance, lui perça le côté d’où s’écoulèrent du sang et de l’eau. Ces détails ont une portée symbolique comme le témoignent les textes prophétiques cités par l’évangéliste, concernant l’amour de Dieu pour l’humanité. Cet amour, le prophète Osée le célèbre en termes émouvant dans la première lecture. L’épitre aux Éphésiens en manifeste « la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur ». Saint Paul voit dans les quatre bras de la croix les dimensions symboliques  de l’amour de Jésus. Son cœur Jésus révèle les richesses du projet éternel que Dieu a réalisé en son Fils.

Le Fils de l’Homme s’est livré librement, il a donné sa vie en rançon pour notre liberté afin d’accueillir son salut. Ils nous a libérés: c’est-à-dire que (suite…)

« Prenez, mangez-en tous, ceci est mon corps… ceci est mon sang, buvez-en tous ».

Origine de la solennité du Saint Sacrement

La célébration de la Fête du Corps et Sang du Christ est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto en Italie. Un prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie.

Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie prit une couleur rosée et des gouttes de sang tombèrent sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu.  Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle « Transiturus de hoc mundo » le 8/9/1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu’au temps de Clément V, à l’époque du Concile de Vienne (1311 – 1312) où il renouvela la constitution d’Urbain IV.

Jean XXII, en 1318 ordonna de compléter la fête par une procession solennelle où le très Saint-Sacrement serait porté en triomphe. On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages. Les processions du Saint-Sacrement (suite…)

C’est ici bas, sous le régime de la foi, que doit se vérifier notre fidélité à la parole de Dieu.

Chers amis, depuis un certain temps, nous sommes en train de méditer sur les dernières conversations du Christ avec ses disciples. Saint Jean nous l’écrit dans les chapitres 13-17 de son évangile. Il s’agit donc des confidences très intimes entre le Christ et ses disciples, des confidences qui précèdent le moment séparation. Il s’agit d’un moment toujours chargé d’émotions, comme cela arrive pour chacun de nous quand nous prenons congé de nos amis. En est la preuve la conclusion du chapitre 14 avec ces mots: « partons d’ici- nimuhagúruke tuvé ng’aha!« . Puis, comme il sent qu’il a beaucoup de choses à dire encore, il parle pendant trois chapitres. Ils ne sont donc pas partis! Ceci nous met dans le bain de ces confidences et nous aident à situer l’évangile que nous méditons en ce septième dimanche de Pâques.

Aujourd’hui, l’Église nous donne de méditer ce que la tradition appelle « la grande prière sacerdotale du Christ ». Dans cette prière, Jésus demande au Père de consacrer ses disciples par la vérité, sans les retirer du monde. En effet, c’est ici-bas sous le régime de la foi, que soit se vérifier la fidélité à la parole de Dieu. Tout se passe comme si, au terme de sa vie terrestre, Jésus s’effaçait devant ses témoins. C’est donc à eux qu’il appartient désormais de le rendre présent et visible, par la force de l’Esprit Saint. C’est aussi ce qu’affirme de façon lapidaire la deuxième lecture, à sa manière: « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais, si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous », et se rend donc visibles à travers nous.

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