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« Que la terre se réjouisse parce qu’elle-même voit germer la semence de vie éternelle ».

Patiri LambertoOui, que les cieux tressaillent et que la terre se réjouisse. Que les cieux tressaillent parce qu’ils n’ont personne pour les accuser. Que la terre se réjouisse parce qu’elle-même voit germer la semence de vie éternelle. Que cette joie soit victorieuse de toutes tristesses et que la paix qu’elle donne se communique au monde entier.

Nous avons tous les motifs pour avoir de la joie puisque Dieu est venu cheminer avec nous, en plantant sa tente au milieu de nous. La divine « Shekinah » n’est plus sur Jérusalem et son temple, mais cette gloire enveloppe désormais tous, spécialement les derniers de la société, les marginaux. Ce fut le cas des bergers, ces gens méprisables, des hors-la-loi qui n’assistaient jamais aux catéchèses du sabbat, ne savaient même pas se qui se passait dans la société et qui ne pouvaient pas témoigner en justice, des gens qui sentent mauvais, des « bouseux » !

Oui, Dieu a partagé notre histoire : il est né dans un pays sous occupation étrangère, qui projetait imposer de lourdes taxes en faisant le recensement de la population et des biens ; il est né des parents immigrés ; il s’est heurté au refus d’accueil des siens, et surtout, il a accepté la fragilité de tout nouveau-né… Oui, Dieu est amour. Oui, l’amour se fait faible devant celui ou celle qu’il aime. Qui domine n’aime. Ceci contraste avec (suite…)

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » (Tite 2,11)

IMG_20171231_144240La fête de Noël est souvent présentée comme la fête des enfants, et plus généralement la fête pour la famille. C’est un temps de réjouissance et de partage. Cette dimension de la fête de la naissance de Jésus est non seulement juste, mais aussi légitime. Être dans la joie, faire taire les querelles, placer les enfants au centre des festivités, c’est répondre effectivement au message de Noël, et à l’invitation des anges que nous venons d’entendre : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime ». Cependant pour bien comprendre ce caractère festif et familial de Noël, il me semble qu’il faut aussi bien en comprendre l’importance théologique de cette fête de Noël. Car ce qui s’est passé il y a deux mille ans, dans cette nuit à Bethléem, est d’une importance capitale pour l’humanité et la venue sur terre de la lumière divine a en contre jour révélé les ténèbres du cœur humain.

L’importance capitale pour l’humanité de cette fête de Noël est l’irruption de Dieu dans l’histoire des hommes. Nous croyons que sous les traits physiques de l’enfant Jésus demeure le verbe éternel de Dieu. Cette intervention divine dans l’histoire se situe dans le prolongement de l’œuvre de Dieu accomplit avec le peuple d’Israël. L’historicité de la révélation judéo-chrétienne est un point central pour notre foi. Les récits bibliques, (suite…)

Les voies de Dieu déroutent l’homme, mais pour le mettre sur le chemin de la joie, du don parfait et de la totale obéissance.

A LambertDieu a fait en elle « de grandes choses », les choses les plus merveilleuses qui puissent enrichir une créature humaine : enfanter le Fils de Dieu, donner ses traits à Celui qui est au-delà de tout visage, et pourtant cette grâce immense a tous les dehors d’un drame. Marie ne peut faire comprendre ce que Dieu seul a fait ; elle ne peut, à elle seule, introduire Joseph dans le plan de Dieu, et elle se réfugie dans le silence, un silence qui la condamne parce Dieu seul pourrait le lever. Dieu répond à la détresse de Marie en envoyant son Messager à Joseph : « Ne crains pas ! Tout ce que tu constates et qui te paraît un non-sens est l’œuvre mystérieuse de ton Dieu. Accepte ce bébé et nomme-le Jésus, car par lui Dieu sauvera son peuple de ses péchés et le délivrera en une fois de ce poids qu’il traîne au long des siècles comme une chape de malheur. »

Ainsi les voies de Dieu déroutent l’homme, mais pour le mettre sur le chemin de la joie, du don parfait et de la totale obéissance. Les espérances terrestres perdent de leur éclat, parce que Dieu réserve à l’homme un trésor dans le ciel, qui sera manifesté quand le Ressuscité se manifestera, mais qui surpassera toutes les attentes de ce monde. Ce qui n’était pas monté au cœur de l’homme et ne pouvait pas y monter, Dieu le réalisera (suite…)

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