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Sœur Cristina Scuccia et l’évangélisation de nouveaux espaces médiatiques

Après cette vidéo virale de Sœur Cristina Scuccia (Italienne de Sicile) à l’émission The Voice of Italy qui passe sur la Chaine Rai2, beaucoup de voix se sont levées, les unes pour dire non à une telle présence (d’une sœur à la TV) dans une émission du genre, les autres encourageant une telle initiative pendant que d’autres ont visualisé, pourquoi pas re-visualisé ladite vidéo. Avant tout commentaire, je voudrais renvoyer à la traduction qu’a faite Aleteia de la conversation entre Sœur Cristina et les membres du jury : Raffaella Carrà, célèbre vedette italienne (actrice, chanteuse et présentatrice de TV), J-Ax (abréviation de Joker Alex), rappeur de renom, le rocker Piero Pelù et la chanteuse italienne Noemi, qui composent tous les quatre le jury de The Voice Italy. Qu’est-ce qui est en train de ce passer avec cette vidéo virale qui a connu jusque maintenant plus de 25 millions de visualisations ? Essayons de comprendre comment ça fonctionne pour dire un petit mot.

D’habitude, les membres du Jury ne connaissent les participants que de nom pour plus d’objectivité. L’artiste commence à chanter dans l’obscurité, puis on allume les lumières. Elle est devant le public pendant que les membres du jury fixent le public sans voir l’artiste qui se trouve derrière eux. Ces artistes évaluent les réactions du public et décident, chacun selon ses goûts, à se tourner vers l’artiste, s’il sent vraiment que cela vaut la peine. C’est ce qui arriva pendant cette soirée avec Sœur Cristina. Le premier à se tourner fut le rappeur Italien, qui n’est pas bigot parce qu’il se définit lui-même comme diable face à Sœur Cristina qui est pour lui l’eau bénite. Le Jury n’en est pas revenu, et maintenant, la vidéo a fait le tour du monde. Pourquoi alors tant de voix qui s’élèvent et se contredisent chaque fois ?

Il est sans conteste que Sœur Cristina est devenue un phénomène. Il suffit de voir maintenant sa présence sur les réseaux sociaux. Mais je pense que ce qui fait lever la voix est que les gens ne sont pas habitués à un tel événement. Ensuite, l’expérience a souvent montré, et malheureusement, que les « hommes d’Eglise » qui se sont lancés dans des expériences similaires ont mal fini. Je ne donnerai qu’un exemple de Fr Anthony Msaala de l’Uganda. On comprend alors pourquoi des réticences ne puissent pas manquer.

Mais quand même, interrogeons-nous pour ne pas céder seulement aux passions sui peuvent même bloquer notre responsabilité. S’il y en a qui se sont perdus, est-ce seulement de leur faute ? Je me souviens, il y a quelques jours, une personne qui travaille depuis des années au Vatican, nous racontait comment il était attristé par l’inertie et l’indifférence de certains, face aux problèmes qu’a vécu Monseigneur Milingo. Tout ce qui s’est passé n’est pas survenu en un jour ! La situation s’empirait progressivement au vu et au su de certains de ses proches collaborateurs (de son rang) !

Tournant au sujet qui nous occupe, il faut d’abord savoir qui est Sœur Cristina et comment a évolué sa vocation pour comprendre la présence de ses consœurs (et parents, m’a-t-on dit) à cette émission. Elle ne court pas en cavalier seul. Elle ne devrait jamais le faire. Et puis, bien que beaucoup puisse se préparer en avance, il est incontestable que Sœur Cristina a un don : il faut écouter comment elle a répondu librement aux questions du jury incrédule à ses propres yeux. Nous renvoyons à la conversation susmentionnée.

Pour conclure ces quelques lignes, je suis moi-même d’avis que le lieu qu’elle a choisi est délicat. Mais alors, quelle vie n’est pas dangereuse si l’on ne s’y tient pas bien ? Sœur Cristina devrait compter sur l’appui multiforme (prière d’abord, les règles de la vie de sa communauté,…) de tout un chacun pour qu’elle soit notre ambassadrice là où il nous est presque impossible d’arriver pour la plupart, et y parler de « Dieu qui nous donne tout » ! Il faut toujours savoir profiter de ces occasions. J’ai suivi avec intérêt ce que Cristina a dit le lendemain quand elle était l’invitée de la transmission  » Nei Cuori dei giorni » (au cœur des jours) la Conférence Episcopale Italienne (CEI). Là on comprend qu’elle n’est pas animée de sa propre gloire.
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Il « non ho fatto niente! » e i peccati di omissione.

Illustration of Dante's Inferno, Canto 6

Illustration of Dante’s Inferno, Canto 6 (Photo credit: Wikipedia)

L’Inferno era al completo ormai, e fuori della porta una lunga fila di persone attendeva ancora di entrare. Il diavolo fu costretto a bloccare all’ingresso tutti i nuovi aspiranti.“È rimasto un solo posto libero, e logicamente deve toccare al più grosso dei peccatori”, proclamò. “C’è almeno qualche pluriomicida tra voi?”.

Per trovare il peggiore di tutti, il diavolo cominciò ad esaminare i peccatori in coda. Dopo un po’ ne vide uno di cui non si era accorto prima. “Che cosa hai fatto tu?”, gli chiese. ”Niente. Io sono un uomo buono e son qui solo per un equivoco”. “Hai fatto certamente qualcosa”, ghignò il diavolo, “tutti fanno qualcosa”. “Ah, lo so bene”, disse l’uomo convinto, “ma io mi sono sempre tenuto alla larga, in disparte. Ho visto come gli uomini perseguitavano altri uomini, ma non ho partecipato a quella folle caccia.

Lasciano morire di fame i bambini e li vendono come schiavi; hanno emarginato i deboli come spazzatura. Non fanno che escogitare perfidie e imbrogli per ingannarsi a vicenda. Io solo ho resistito alla tentazione e « non ho fatto niente ». Mai”. “Assolutamente niente?”, chiese il diavolo incredulo. “Sei sicuro di aver visto tutto?”. “Con i miei occhi!”. “E non hai fatto niente?”, ripeté il diavolo. ”No!”. Il diavolo ridacchiò: “Entra, amico mio. Il posto è tuo!”.

Attenzione allora a tutte le volte dove passiamo come spettatori della tragica realtà dei nostri fratelli e delle nostre sorelle e non muoviamo nemmeno il piccolo dito per cambiare quanto possiamo e migliorare la situazione.

(Tratto dalla pagina Facebook di Padre Petro Scardilli (Agira, Diocesi di Nicosia)

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