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Epiphanie : Tous, Juifs comme « païens », avons part à la même hérédité en Jésus-Christ, unique Sauveur des hommes.

Qu’il est grand le décalage entre la vision du prophète exposée dans la première lecture et ce que donne à voir le texte de cet évangile ! Le prophète interpelle Jérusalem, la ville humiliée par les puissants de ce monde, à la suite des déportations de ses habitants. Il l’invite à se redresser. Car la lumière du Seigneur se lève sur elle au petit matin, et les nations qui sont encore dans l’obscurité se dirigeront vers elle, à la clarté de son aurore. Les rois de la terre viendront lui apporter leurs présents. Alors, Jérusalem, sera radieuse et son cœur frémira de joie.

La ville de Jérusalem, est aujourd’hui pomme de discorde entre Israéliens et Palestiniens, voire entre gardiens rivaux des Lieux Saints. Juifs, chrétiens et musulmans continuent à s’en réclamer comme leur patrie spirituelle, comme un point de rencontre entre le ciel et la terre. Les Mages d’Orient, dont l’Évangile de Mathieu nous parle aujourd’hui, ne faisaient pas partie du peuple de Dieu. Les étrangers venus d’Orient ne sont pas des rois mais des païens, des inconnus, des mages, entendons par là,

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Christ-Roi: Jésus crucifié est le Prince-de-la-Paix qui pardonne et nous réconcilie en faisant la paix.


En ce dernier dimanche du temps ordinaire, nous célébrons la solennité de Jésus-Christ roi de l’univers. Cette fête fut instaurée par le pape Pie XI le 11 décembre 1925 par l’encyclique «Quas Primas» pour «ramener et consolider la paix par le règne du Christ», après les affres de la 1ère guerre mondiale. Les dirigeants du monde d’alors comme ceux d’aujourd’hui, ne parviennent pas à assurer la paix. Si l’on vit des accalmies, ce sont des trêves, des peurs inspirées par l’équilibre des forces, des cohabitations pacifiques,… Le Pape nous propose la royauté du Christ comme celle pouvant nous donner la paix intérieure et extérieure.


En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous contemplons le règne de Dieu qui vient peu à peu à travers l’histoire et qui monte vers sa réalisation plénière à la fin des temps. Paradoxalement, l’Eglise nous propose, pour fêter notre Christ-Roi, une scène peu éclatante où Jésus inaugure son règne : son trône est la croix… sa couronne est un buisson d’épine qui ensanglante sa face… son investiture royale un « titre » de condamnation à mort clouté au dessus de sa tête…ses deux témoins, ses barons, deux malfaiteurs condamnés avec lui. Un paradoxe éminemment évangélique ! Roi ? Oui ! Mais certainement pas comme le comprenaient, ni ceux qui étaient ses adversaires pour les condamner… Roi «à la manière de Dieu»! Que sera alors le BILAN de sa royauté? Allons-y doucement!

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Le bonheur, le Ciel, c’est Dieu lui-même au milieu de son peuple et en ses témoins : les saints. Amen. Gloire et louange à Dieu.

Quels sont donc nos sentiments en cette fête de Tous les Saints ? Joie de célébrer la sainteté de tant de nos frères et sœurs, tristesse de ne pas encore être ce que nous sommes appelés à devenir ? Saint Jean, dans la 2e lecture nous dévoile cet horizon entre espérance et frustration : « dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. » La vie chrétienne est toujours un entre-deux entre le don déjà fait par Dieu de sa sainteté et le temps qu’il nous faut, celui de notre vie, pour pleinement l’accueillir et devenir saints comme Lui est saint.

La Toussaint atteste qu’à la fin de notre existence terrestre la vie n’est pas détruite : elle est transformée. Tous nous sommes appelés à ressusciter un jour avec le Christ, à être associés à sa gloire éternelle, à son bonheur sans fin. « Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement ; mais nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est ». Avec tous les saints, c’est-à-dire tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont accepté de se laisser saisir et transformer par l’amour rédempteur, nous exulterons devant la face de Dieu : « … de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs,

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