Évangéliser les aréopages contemporains

Archives de Catégorie: Solennités

Pentecôte: l’Esprit Saint ouvre les frontières. 
Au fantasme de l’uniformité, l’unité dans la diversité.

Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent :
la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.

A. Lambert

Le récit de la Pentecôte, dans le livre des Actes des Apôtres, fait d’abord un état d’un coup violent de vent. Ne fallait-il pas un souffle puissant pour secouer des esprits figés et délier les langues muettes ? Une pluie de feu n’était-elle pas nécessaire pour embraser ces disciples glacés par la peur ? Seul l’Esprit de Dieu pouvait faire sortir ces hommes traqués de leur refuge. L’énumération des 12 provinces de l’empire symbolise la mission universelle des apôtres, ce qui est aussi la véritable signification du prodige des langues. Loin d’enfermer, l’Esprit de Dieu ouvre ; il manifeste la générosité de Dieu dans la chatoyante diversité des dons. Au fantasme de l’uniformité obligatoire (ce qui demeure une obsession pour certains), illustré par la tour de Babel, le souffle Créateur de la Pentecôte oppose une unité à construire dans le respect des différences, par le dialogue et la réconciliation. Quand cela se passe-t-il ? L’Evangéliste Jean nous répond : le premier jour de la semaine. Avec l’Esprit que Dieu donne, une nouvelle création voit le jour. C’est une nouvelle Genèse. « Le premier jour de la semaine » : nous sommes loin de la pesante obligation de la messe dominicale qui est perçue par certains sous l’aspect juridique. Il s’agit d’une nécessité vitale : Dieu nous recrée par son souffle ! A la première création, « Dieu souffla dans les narines de l’homme un souffle de vie »(Gn2,7). A la dernière création, il est dit : « Souffle sur ces ossements desséchés et ils vivront »(Ez 37,9). De nos jours, le Souffle de Dieu est toujours à l’œuvre.

… ils se trouvaient réunis tous ensemble.

Esprit-SaintLe jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint descendit avec puissance sur les Apôtres et la mission de l’Eglise dans le monde commença. Jésus avait lui-même préparé les apôtres à cette mission en leur apparaissant plusieurs fois après sa résurrection (cf. Ac 1, 3). Avant son ascension à la droite du Père, il leur donna l’ordre de « ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis » (cf. Ac 1, 4-5). Il leur demanda de demeurer ensemble pour se préparer à recevoir le don de l’Esprit Saint. C’est alors qu’ils se réunirent en prière avec Marie au Cénacle, dans l’attente de l’événement promis.
Demeurer ensemble dans la prière, être dans la concorde, fut la condition posée par (suite…)

UMUSI MUKURU W’UMURYANGO MWERANDA (Umwâka C)

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu ca mbere ca Samuweli (1, 20-22. 24-28)

Samuweli azoba uw’Umukama ubuzima bwiwe bwose

Tu diras: "Parle Seigneur!"

Tu diras: « Parle Seigneur! »

Igihe kigeze, Ana arasama inda, araheza avyara umwana w’umuhungu, amwita Samuweli, ati :« Ni uko namusavye Umukama. » Maze, umugabo wiwe Elikana araduga ari kumwe n’abo mu rugo rwiwe bose ngo ashikanire Umukama imbagwa y’uwo mwaka be n’ivyo yari yaramuraganiye. Ariko, Ana we ntiyadugayo, abarira umugabo wiwe ati : « Umwana niyamara gucuka niho nzoduga, ndamujane, yishikirize Umukama, aheze agumeyo imisi yose. »

Amaze kumucutsa na ho, aramudugana, ajana n’ikimasa kimaze imyaka itatu, n’ingero imwe yitwa yefa y’ifu, be n’umubindi w’umuvinyu ; araheza amwinjiza mu Ngoro y’Umukama i Silo, umwana na we akaba umukorezi waho. Barabaga nya kimasa kandi bazanira Heli uwo mwana. Maze, Ana aravuga ati : « N’uzirikane, Mukama ! Uko uri muzima, Muhanyi, jewe ndi wa mugore yari ahagaze iruhande yawe kandi yariko arasaba Umukama. Uyu mwana (suite…)

Nativité du Jésus-Christ : Joie pour les saints, joie du pardon pour les pécheurs, joie de la consolation pour les humbles, joie de la vie pour les païens.

IMG_20171231_144240Quand on pense à notre temps, quand on écoute ce qu’on en dit, on souligne le fait qu’il est devenu trop dur, que les temps anciens étaient plus beaux, plus paisibles, calmes… Peut-être qu’on ne prend pas le temps pour bien y penser. Saint Luc, au moins, y a pensé et nous a fait un récit, (dans un cadre, vraiment pas beau !!!) de Noël : un pays sous occupation romaine, une famille d’immigrés qui doivent se rendre dans leur contrée pour se faire recenser, un recensement qui vise à bien compter les personnes et leurs avoirs pour maximiser les taxes, …

Qui plus est, un Dieu déconcertant qui rompt tous les protocoles en naissant fragile, mendiant notre attention comme le fait tout nouveau-né qui ne peut rien de lui-même, un Dieu en dehors des schèmes mentaux de la puissance comme celle d’un empereur qui se fait proclamer divin (« Augustus » = Sebastos en grec= digne d’adoration) et qui, pourtant, a peur qu’on lui usurpe le pouvoir tel que sont ceux qui ont le pouvoir cherchent à tout prix à s’y maintenir,… De tout ceci et bien d’autres choses encore, comment ne pas dire que la Parole de Dieu est toujours actuelle, qu’elle a quelque chose à nous dire, quiconque que nous soyons, de conditions aisées tels les hôtes de l’auberge qui prennent toutes les chambres ou bien comme la famille de Joseph et Marie qui n’a pas eu droit aux soins les plus élémentaires ?

Et pourtant, le ciel et la terre se sont donnés rendez-vous chez eux et chez nous, (suite…)

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