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Les voies de Dieu déroutent l’homme, mais pour le mettre sur le chemin de la joie, du don parfait et de la totale obéissance.

A LambertDieu a fait en elle « de grandes choses », les choses les plus merveilleuses qui puissent enrichir une créature humaine : enfanter le Fils de Dieu, donner ses traits à Celui qui est au-delà de tout visage, et pourtant cette grâce immense a tous les dehors d’un drame. Marie ne peut faire comprendre ce que Dieu seul a fait ; elle ne peut, à elle seule, introduire Joseph dans le plan de Dieu, et elle se réfugie dans le silence, un silence qui la condamne parce Dieu seul pourrait le lever. Dieu répond à la détresse de Marie en envoyant son Messager à Joseph : « Ne crains pas ! Tout ce que tu constates et qui te paraît un non-sens est l’œuvre mystérieuse de ton Dieu. Accepte ce bébé et nomme-le Jésus, car par lui Dieu sauvera son peuple de ses péchés et le délivrera en une fois de ce poids qu’il traîne au long des siècles comme une chape de malheur. »

Ainsi les voies de Dieu déroutent l’homme, mais pour le mettre sur le chemin de la joie, du don parfait et de la totale obéissance. Les espérances terrestres perdent de leur éclat, parce que Dieu réserve à l’homme un trésor dans le ciel, qui sera manifesté quand le Ressuscité se manifestera, mais qui surpassera toutes les attentes de ce monde. Ce qui n’était pas monté au cœur de l’homme et ne pouvait pas y monter, Dieu le réalisera (suite…)

Gaudete: « Es-tu celui qui doit venir ? »

Abbé Lambert RIYAZIMANAL’Évangile de Jésus est-il encore capable de parler à nos contemporains, ou faut-il inventer une autre parole ? Le style d’action de Jésus, celui des Béatitudes, peut-il encore sauver le monde, ou faut-il proposer autre chose ? Ces questions, Jean le Baptiste se les est posées, en constatant à quel point la manière de Jésus différait de la sienne. Il a connu, lui aussi, une rude épreuve de la foi, une incertitude telle qu’il a fait poser à Jésus, par ses propres disciples, la question décisive :« Es-tu Celui qui doit venir (le Messie attendu par Israël), ou devons-nous en attendre un autre ? »

Nul mieux que lui n’avait senti les aspirations de son temps, cet extraordinaire désir de liberté, de propreté, d’authenticité, qui soulevait le peuple juif. Les temps étaient durs, à cette époque aussi, pour tous ceux qui se voulaient fidèles. Il y avait les Romains, c’est-à-dire la paix par la force, donc la paix sur un volcan. I1 y avait la propagande officielle pour les dieux de l’Empire. Il y avait la toute-puissance des circuits commerciaux de l’occupant, et les plaisirs faciles d’une civilisation déjà décadente.

Jean, pour toute réponse, est parti au désert, pas très loin des grandes villes, (suite…)

Le temps de l’Avent: accueil de  » Dieu qui est, qui était et qui vient » dans notre vie quotidienne.

Jésus vient
A LambertLe premier mot de l’Evangile de ce 1er Dimanche de l’Avent indique la direction à prendre : » à l’avènement du Fils de l’homme ». Quelqu’un va venir : c’est l’Adventum, l’AVENT.  Jésus ne se présente pas comme un ‘‘homme du passé’’, mais comme un ‘‘homme du futur’’. Il parle de sa venue comme un événement qui va arriver. La fête de Noël que nous préparons n’est pas une manière de faire semblant, comme si nous jouions un spectacle en attendant quelqu’un qui est déjà venu et dont nous évoquons avec nostalgie une vieille histoire merveilleuse. Redisons-le à nous-mêmes : Jésus vient.

Au lieu de l’activisme; une vie quotidienne sereine,  non agitée.
La première lecture peut nous aider à orienter notre effort : « Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du Seigneur ». Quelle est la lumière qui nous guide dans notre vie quotidienne? Celle des spots publicitaires ? des flash-infos? des devantures ruisselantes des magasins ? Réussissons-nous à prendre de la distance par rapport à ces multiples sollicitations extérieures ? Gardons-nous notre liberté intérieure ou sommes-nous prisonniers de notre société de consommation qui érige le bien-être et la jouissance en valeurs suprêmes ? 
Alors que la tradition a toujours reproché d’immoralité les contemporains de Noé, Jésus n’en parle même pas aujourd’hui. L’erreur est (suite…)

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