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Seigneur, c’est certain que « Tu es là au cœur de nos vies, dans nos
 tourments, dans nos joies… ». Tu donnes sens à notre histoire.

IMG_20190421_122955La liturgie de la Parole de ce troisième dimanche de Pâques remet en ordre nos pensées, en faisant des comptes avec une série de conséquences erronées qui découlent de la résurrection du Christ. A ceux qui penseraient que Jésus est ressuscité et que donc, tout leur est permis, l’apôtre Jean, dans la deuxième lecture, nous avertit que connaître Jésus ressuscité va de pair avec l’accomplissement de ses commandements. A celui qui tenterait d’oublier que la résurrection advient par et après la croix, ce qui signifie une série d’événements dont nous sommes responsables en tant que pécheurs, Pierre nous rappelle l’importance de reconnaître nos péchés et, en même temps, la bonne nouvelle que Dieu est toujours prêt à nous pardonner si nous nous tournons vers lui. Et enfin, à celui qui croirait que Jésus est seulement un fantasme, Luc nous propose l’image d’un Maitre dont l’œuvre a des effets bien visibles devant ses disciples. Pourtant, ceux-ci, « dans leur joie, ils n’osaient pas y croire et restaient saisis d’étonnement ». Ils n’ont pas cette paix intérieure parce qu’ils restent paralysés par leur histoire récente, qu’ils ne parviennent plus à s’orienter. La paix du Christ les appelle à franchir un autre pas et dépasser ces tragiques événements. Oui Seigneur, « tu es là, au cœur de nos vies,… dans nos tourments, …dans nos cœurs tout remplis d’orages suite à nos chutes et échecs répétitifs, remplis de joie d’avoir fait nos petits progrès, … ».

Mais que d’événements dramatiques se sont passés, pour ces pauvres hommes, depuis trois jours ! On peut/doit les comprendre, les pauvres disciples de Jésus, pauvres comme nous autres… Le dernier repas de Jésus, jeudi dernier… l’arrestation au Jardin de Gethsémani… leur fuite à tous… le reniement de Pierre… le jugement infamant comme hérétique et blasphémateur… la mort sur la croix aux portes de la ville… la pendaison suicidaire de l’un de leurs amis, Judas. Le groupe de douze est devenu onze, par l’abandon et la mort de l’un d’eux ! C’est dans ce contexte qu’arrive, déconcertante, inattendue, la «résurrection.»

Il leur dit : «La paix soit avec vous.» C’est le «bonjour» habituel des juifs : «Shalom !»… «La paix ! Cette fois on ne peut pas s’empêcher de penser que, ce soir-là, le souhait traditionnel a dû prendre une signification toute particulière : c’est au creux de leur désespoir que Tu viens leur dire : «Ne craignez pas»… «Soyez en paix»… « Gira amahóro! »; la salutation la plus difficile pour certains moments de l’histoire sombre (suite…)

« Pour qu’ils/elles aient la vie, et en abondance ». Quelle est ma part ? Pensons à notre vocation

Jésus, le Bon PasteurLa liturgie de ce dimanche nous propose une méditation sur la manière dont Jésus a affronté sa mort. L’expression « donner sa vie » revient cinq fois dans ces quelques lignes. C’est pour les brebis que le berger expose sa vie parce qu’il les connait et elles le connaissent. Mais Jésus a encore d’autres brebis qui ne sont pas encore de cet enclos. C’est ici qu’intervient notre vocation pour continuer à les rassembler. Chaque baptisé, chaque serviteur de l’Eglise doit se demander si telle est bien sa préoccupation : le salut de l’autre, conduire l’autre à Jésus que nous écoutons et que nous estimons qu’en dehors de lui, il n’y a pas de vie. C’est ce que déclare Pierre sans peur, malgré la menace des autorités juives : « Jésus est devenu la pierre angulaire, en dehors de lui, il n’y a pas de salut. » Quelles peuvent être mes peurs, mes freins, mes doutes, mes nonchalances… qui empêchent la réalisation de ma vocation ?

Nous sommes une vocation, nous avons une vocation

Quand un architecte donne l’ordre de mettre telle pierre/brique dans l’angle, (suite…)

Témoins de la résurrection, croyant en le ressuscité, notre histoire acquiert un sens nouveau.

IMG_20170415_232932La résurrection de Jésus est l’événement qui fonde notre foi. Sans la résurrection, notre expérience terrestre n’a plus de sens, on ne peut rien y comprendre. Nous connaissons cela par l’écoute de la Parole et le témoignage des apôtres qui ont vécu avec lui, qui l’ont écouté, et qui l’ont vue ressuscité. Il ne s’agit pas d’une doctrine savamment montée, mais le témoignage portant sur une Personne, Jésus le ressuscité. C’est pourquoi le tombeau vide n’est pas en soi une preuve ; cela ne l’a pas même été pour les disciples sinon l’expérience de Jésus ressuscité.

Nous comprenons alors pourquoi et comment l’expérience d’un Pierre faible dans la foi, celui qui a renié son Maître n’est qu’un souvenir du passé. Cet apôtre proclame maintenant sur quoi repose sa foi : c’est la résurrection de Jésus qui, une fois accueillie dans la foi, change profondément notre vie. On n’a pas plus à avoir peur de (suite…)

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