Évangéliser les aréopages contemporains

Le Blog et l’Admin.

Distinguer entre efficacité et fécondité pastorales dans notre apostolat. Sans le Seigneur, tout perd son sens, nous nous fatiguons pour rien.

IMG_20190421_122955Après le tableau – un peu idyllique – lu dimanche dernier, les Actes nous rapportent l’arrestation des apôtres et leur libération miraculeuse. Pensant que ces derniers étaient toujours emprisonnés le Sanhédrin les envoie chercher. On ne trouve personne mais au même moment on apprend que ces derniers sont sur l’esplanade du Temple, en train d’enseigner. Un comble ! Puisque l’interdiction leur avait été faite d’annoncer la résurrection de Jésus…La question du Grand Prêtre : « Voulez-vous faire retomber sur nous le sang de cet homme ? » fait écho au cri de la foule au cours du procès de Jésus : « Que son sang retombe sur nous… » (Matthieu, 27, 25). Le livre du Deutéronome au chapitre 19, verset 10 précise que cette expression souligne la responsabilité que doit assumer celui qui a versé le sang. Ce qui laisse à penser que le Sanhédrin s’imagine que les apôtres veulent venger la mort de Jésus. Il n’en est rien. Pierre répond en parlant non de vengeance mais de conversion et de pardon des péchés. Remarquez au verset 30 la référence au « Dieu de nos Pères » qui est le Dieu de ceux qui composent le Sanhédrin. Au verset 32, la mention du rôle de l’Esprit Saint. C’est encore Lui qui aujourd’hui rend témoignage au cœur de l’église et en nous de la résurrection de Jésus. Le lectionnaire a omis le récit de l’intervention de Gamaliel. C’est dommage ! Libérés après avoir subi le châtiment du fouet les apôtres sont tout heureux parce que leur sort ressemble à celui de Jésus…

Dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, le Pape François (suite…)

Seigneur, c’est certain que « Tu es là au cœur de nos vies, dans nos
 tourments, dans nos joies… ». Tu donnes sens à notre histoire.

IMG_20190421_122955La liturgie de la Parole de ce troisième dimanche de Pâques remet en ordre nos pensées, en faisant des comptes avec une série de conséquences erronées qui découlent de la résurrection du Christ. A ceux qui penseraient que Jésus est ressuscité et que donc, tout leur est permis, l’apôtre Jean, dans la deuxième lecture, nous avertit que connaître Jésus ressuscité va de pair avec l’accomplissement de ses commandements. A celui qui tenterait d’oublier que la résurrection advient par et après la croix, ce qui signifie une série d’événements dont nous sommes responsables en tant que pécheurs, Pierre nous rappelle l’importance de reconnaître nos péchés et, en même temps, la bonne nouvelle que Dieu est toujours prêt à nous pardonner si nous nous tournons vers lui. Et enfin, à celui qui croirait que Jésus est seulement un fantasme, Luc nous propose l’image d’un Maitre dont l’œuvre a des effets bien visibles devant ses disciples. Pourtant, ceux-ci, « dans leur joie, ils n’osaient pas y croire et restaient saisis d’étonnement ». Ils n’ont pas cette paix intérieure parce qu’ils restent paralysés par leur histoire récente, qu’ils ne parviennent plus à s’orienter. La paix du Christ les appelle à franchir un autre pas et dépasser ces tragiques événements. Oui Seigneur, « tu es là, au cœur de nos vies,… dans nos tourments, …dans nos cœurs tout remplis d’orages suite à nos chutes et échecs répétitifs, remplis de joie d’avoir fait nos petits progrès, … ».

Mais que d’événements dramatiques se sont passés, pour ces pauvres hommes, depuis trois jours ! On peut/doit les comprendre, les pauvres disciples de Jésus, pauvres comme nous autres… Le dernier repas de Jésus, jeudi dernier… l’arrestation au Jardin de Gethsémani… leur fuite à tous… le reniement de Pierre… le jugement infamant comme hérétique et blasphémateur… la mort sur la croix aux portes de la ville… la pendaison suicidaire de l’un de leurs amis, Judas. Le groupe de douze est devenu onze, par l’abandon et la mort de l’un d’eux ! C’est dans ce contexte qu’arrive, déconcertante, inattendue, la «résurrection.»

Il leur dit : «La paix soit avec vous.» C’est le «bonjour» habituel des juifs : «Shalom !»… «La paix ! Cette fois on ne peut pas s’empêcher de penser que, ce soir-là, le souhait traditionnel a dû prendre une signification toute particulière : c’est au creux de leur désespoir que Tu viens leur dire : «Ne craignez pas»… «Soyez en paix»… « Gira amahóro! »; la salutation la plus difficile pour certains moments de l’histoire sombre (suite…)

Témoins de la résurrection devant le creux du tombeau vide, croyant en le Ressuscité, notre histoire acquiert un sens nouveau.

La résurrection de Jésus est l’événement qui fonde notre foi. Sans la résurrection, notre expérience terrestre n’a plus de sens, on ne peut rien y comprendre. Nous connaissons cela par l’écoute de la Parole et le témoignage des apôtres qui ont vécu avec lui, qui l’ont écouté, et qui l’ont vue ressuscité. Il ne s’agit pas d’une doctrine savamment montée, mais le témoignage portant sur une Personne, Jésus le ressuscité. C’est pourquoi le tombeau vide n’est pas en soi une preuve ; cela ne l’a pas même été pour les disciples sinon l’expérience de Jésus ressuscité.

Nous comprenons alors pourquoi et comment l’expérience d’un Pierre faible dans la foi, celui qui a renié son Maître n’est qu’un souvenir du passé. Cet apôtre proclame maintenant sur quoi repose sa foi : c’est la résurrection de Jésus qui, une fois accueillie dans la foi, change profondément notre vie. On n’a pas plus à avoir peur de rien fussions-nous faibles même.
En effet, l’Eglise du matin de Pâques n’est même pas forte. Elle est d’abord un petit groupe de femmes qui se rendent au tombeau, très tôt le matin et qui découvrent (suite…)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin

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