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Abbé Lambert RIYAZIMANA

« Heureux êtes-vous… ». Le bonheur ou le Ciel, c’est Dieu lui-même vivant au milieu de son peuple et en ses témoins : les saints que nous célébrons en ce jour solennel de la Toussaint.

La Toussaint atteste qu’à la fin de notre existence terrestre la vie n’est pas détruite : elle est transformée. Tous nous sommes appelés à ressusciter un jour avec le Christ, à être associés à sa gloire éternelle, à son bonheur sans fin. « Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement ; mais nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est ». Avec tous les saints, c’est-à-dire tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont accepté de se laisser saisir et transformer par l’amour rédempteur, nous exulterons devant la face de Dieu : « … de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d’une voix forte : “Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l’Agneau !” ». Oui, tous ceux qui se laissent transformer parce que les béatitudes ne peuvent pas être une conquête humaine, mais un don de Dieu que nous accueillons chaque jour. Et il ne s’agit pas de penser que c’est une réalité que nous renvoyons à plus tard, dans l’au-delà, puisque Jésus nous en parle en utilisant aussi bien le présent que le futur.

 Ainsi, les lectures de cette solennité de la Toussaint (suite…)

Ku wā 1 Munyōnyó: Umusi Mukuru w’Aberanda bose.

IGISOMWA CA MBERE

 Ivyo dusoma mu gitabu c’Ivyahishuriwe Umutumwa Yohani (7, 2-4. 9-14)

(Mbona haserutse isinzi ry’abantu batagira igitigiri bava mu mashinga yose, mu bwoko bwose, mu ntara zose, bavuga indimi zose)

Jewe Yohani, mbona uwundi mumarayika aduga ava mu buseruko afise ikimenyetso c’Imana Nzima ; arasemerera abamalayika bane bari barungitswe gusivya isi n’ikiyaga, ati : « Imbere y’uko musibanganya isi, ikiyaga n’ibiti, banza murindire, tubanze gushira ikimenyetso ku ruhanga rw’abasavyi b’Imana yacu. » Nca ndamenya igitigiri c’abashizweko ikimenyetso : ibihumbi ijana na mirongo ine na bine mu miryango yose y’abana b’Israeli.

Ivyo biheze, mbona haserutse isinzi ry’abantu batagira igitigiri bava mu mashinga yose, mu bwoko bwose, mu ntara zose, bavuga indimi zose, bahagaze imbere y’intebe y’Ubwami n’imbere y’Umwagazi, bambaye ikanzu zera, bafise n’ibisanda mu minwe. Bahurikira hamwe bati :« Mana yacu uvyagiye ku ntebe, nawe mwagazi, ganza, sabwa ! »

Abamalayika bose rero bakikije ya ntebe, ba Batama na ba Bazima bane, bakubitira icarimwe ibipfukamiro hasi imbere y’intebe y’Ubwami, barunama ngo basenge Imana, bavuga bati :« Amen ! Imana yacu n’ishemezwe, ikengurukwe, yubahwe, itsinde, yiganze mu myaka n’imyaka ! Amen ! » (suite…)

« Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu! »

La fête de la Toussaint oriente notre regard vers la gloire qui nous attend lorsque s’achèvera notre pèlerinage terrestre. En ce jour nous fêtons Dieu Père, Fils et Esprit qui est exalté dans ses Saints, sa plus belle « réussite ». Nos voix sont invitées à s’unir à celle des cent quarante-quatre mille sauvés qui ont lavé la robe de leur humanité dans le sang rédempteur de l’Agneau et qui « debout devant le trône de l’Agneau, vêtus de robes blanches, des palmes à la main », crient d’une voie puissante : ‘ le salut à notre Dieu, qui siège sur le trône ainsi qu’à l’Agneau’ ». Concert immense et harmonieux, entraîné par le chœur des anges qui chante : « Amen ! Louange, gloire, sagesse, actions de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles».

Cette destinée de gloire vers laquelle nous sommes en marche et qui nous est dévoilée dans ce passage de l’Apocalypse n’est pas encore pleinement manifestée. «Nous savons, nous dit la première épître de saint Jean, que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est »(1 Jn 3, 2b).
Cependant, le Royaume de gloire, même non encore pleinement manifesté, n’en demeure pas moins déjà présent au milieu de nous.

C’est ce que nous rappelle la deuxième lecture : «Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté » (1 Jn 3, 1a).

Par la mort et la résurrection de Jésus, nous avons été restaurés dans notre filiation divine. En Jésus, le Fils unique, nous sommes désormais fils adoptifs. Ce que le péché avait détruit : le lien de filiation qui nous unissait à Dieu, le Fils l’a rétabli, acte suprême de salut dont nous avons pu recevoir le fruit par le sacrement du baptême.
Ainsi donc, si nous demeurons ici-bas établis dans ce lien de filiation, qui dans l’Esprit nous relie au Père, un jour viendra où nous verrons la gloire de Dieu et serons transfigurés par elle. Il s’agit donc pour nous de vivre dès maintenant comme des fils c’est-à-dire de marcher à la suite du Fils sur le chemin que lui-même a emprunté.

Et quel est ce chemin si ce n’est celui des béatitudes !

Alors, nous comprenons le pourquoi de l’évangile d’aujourd’hui. Les béatitudes nous orientent (suite…)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin

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