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1 NZERO : MARIYA, NYINA W’IMANA.

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu c’Iharūra : 6, 22-27

(Umuhezagiro w’amahoro n’ubuhirwe)

Imana yahamagaye Moshe imubwira iti : « Bwira Aroni n’abahungu biwe uti :
‘Ng’uku uko muzohezagira abana b’Israeli : Imana n’iguhezagire yongere ikuzigame !
Umukama n’akwerekezeko inyonga ziwe, akugirire ikigongwe !
Umukama n’akugarukire akurabe ryiza,
akuzanire amahoro !’
Baranyitirira gurtyo abana b’Israeli, nanje nzobahezagira. »

Izaburi 66 (67), 2b-3. 5. 6. 8b

Icit : Imana n’itugirire imbabazi, iduhezagire !

Inyonga zawe nizituboneshereze,
inzira yawe na yo n’imenyekane kw’isi, (suite…)

Etre chrétien, c’est croire en la « justice » de Dieu et son « salut » pour tous les hommes.

"Seingeur, viens à mon aide"

« Seingeur, viens à mon aide »

En ce 20ème dimanche du temps ordinaire, la succession chronologique des trois lectures est pleine d’enseignement qui nous demandent de revoir notre façon de considérer les personnes. L’oracle prophétique qui nous est d’abord rappelé devrait irriter, sinon choquer les Juifs après l’exil. Voilà un peuple qui avait une conscience de son élection et qui venait de subir les pires outrages de la part de ses ennemis et auquel le prophète annonce que le Dieu d’Israël accueillera dans on Temple les étrangers qui seront devenus ses serviteurs. Un demi millénaire plus tard l’apôtre des Gentils (païens) Paul mettra en garde les chrétiens de Rome contre le complexe de supériorité que pourrait leur inspirer leur conversion là l’Evangile, comparée à la « désobéissance des fils d’Israël ». Et le tout s’illumine d’une lumière nouvelle dans l’Evangile où Jésus exauce la prière d’une cananéenne, descendante de ceux qui voulaient empêcher au peuple de Dieu de s’établir dans la terre promise, et ainsi Jésus ouvrant une brèche que l’Eglise apostolique ne cessera d’élargir. En effet, elle CATHOLIQUE (universelle) par vocation, cherchant d’embraser et embrasser toutes les cultures en en assumant ce qu’elles ont de meilleur. Quelles sont les valeurs de notre monde moderne qui attendent d’être assumées par l’Evangile ?

Ainsi donc, la liturgie de ce jour nous interpelle non seulement sur nos divergences religieuses, mais également sur nos innombrables exclusions au nom de nos différences, que nous ne parvenons pas à intégrer. Depuis que le péché est entré dans le monde, ces différences sont perçues comme des menaces, qu’il faut à tout prix éliminer. Le geste de violence meurtrière de Caïn n’a cessé de se reproduire tout au long de l’histoire : que de sang versé par jalousie envers la bénédiction divine reposant sur le prochain, dans l’oubli de celle qui repose sur nous. Que de jalousie dans nos cœurs ! Certes Israël avait reçu de Dieu une mission particulière en tant que fils aîné parmi les peuples ; mais cette élection – comme toute élection – implique aussi la responsabilité de partager le don confié. Le Seigneur distribue ses grâces entre tous, afin que tous puissent participer au service du bien commun en partageant ce qu’ils ont reçu. Tout don se pervertit lorsqu’il est approprié d’une manière individualiste pour nourrir la vaine gloire ou le pouvoir de celui qui l’a reçu.

Dans l’Evangile que nous avons entendu, Jésus vient d’avoir une controverse musclée avec les pharisiens sur la notion de « pur et impur » telle qu’elle ressort de « la tradition des anciens ». Comme il a « scandalisé » ses interlocuteurs (Cfr Mt 15, 12), Jésus se retire donc prudemment dans la région de Tyr et de Sidon, terre « impure » par excellence où ses détracteurs ne le suivront pas. Sans doute veut-il faire le point avec ses disciples – élevés à la synagogue, c’est-à-dire à l’école des pharisiens – sur son enseignement quelque peu anticonformiste, pour ne pas dire révolutionnaire. Tout porte à penser que la rencontre avec la femme syro-phénicienne prolonge la réflexion sur les conceptions légalistes concernant la pureté. En fait Jésus se rend à un rendez-vous : l’heure est venue d’accomplir la pédagogie divine concernant les rapports entre Israël et les païens. Et pour être sûr que les témoins puissent dégager le sens de l’événement, le Christ va se situer explicitement dans la lignée prophétique, dont il va porter à terme les enseignements sur ce sujet.

La Cananéenne dont parle l’Evangile appartient au peuple chassé de la Terre que Dieu avait donné à Israël. Elle descendante des anciens ennemis de la réalisation du projet divin sur Israël. Quels sont mes anciens « ennemis » ? Evidemment si je ne les considère pas encore ainsi !! La prière qu’elle adresse à Jésus témoigne cependant d’une étonnante connaissance de la tradition juive : le titre « Seigneur, fils de David » suggère même une ébauche de foi, comme le confirme sa demande, puisqu’elle attend de Jésus qu’il prenne autorité sur le démon qui tourmente sa fille, ce qui est un pouvoir proprement divin. En feignant ignorer la prière de cette femme, puis en repoussant sa demande sous prétexte qu’il n’est « envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël », Jésus adopte dans un premier temps le comportement des prophètes anciens. Ceux-ci s’adressaient en effet exclusivement au peuple élu, qu’ils étaient chargés de ramener en priorité le dans la fidélité à l’Alliance. Paul lui-même, dans ses voyages missionnaires, s’est d’abord adressé aux Juifs. C’est par leur désobéissance qu’il s’est tourné vers les païens. Jésus n’a pas non plus été bien accueilli par tous les siens, en commençant par les responsables du culte.

Le silence de Jésus a sans aucun doute également une portée pédagogique il veut obliger ses disciples à s’interroger : cette femme païenne, habitant en terre étrangère, mais témoignant par sa foi naissante qu’elle est visitée par Dieu, est-elle « impure » en raison de son appartenance raciale, ou au contraire, faut-il juger de sa « pureté », c’est-à-dire de la qualité de sa relation à Dieu à partir de « ce qui est sorti de sa bouche et qui provient de son cœur » (Mt15, 8) ? Une autre leçon pourrait être illustrée par l’exemple d’un barrage : en montagne, le barrage semble arrêter les eaux…mais provoque leur montée jusqu’à ce qu’elles soient capables de produire des prodiges. Ainsi, l’expression de la foi de la cananéenne est montée : la voici qui se prosterne et qui appelle Jésus, comme dans une invocation liturgiques dont ne sont pas capables beaucoup de juifs : Seigneur, viens à mon secours. Nos épreuves nous aident-elles à faire monter le niveau de notre relation avec Dieu ? Ou au contraire, nous sombrons dans le découragement !

A vrai dire, les disciples ne semblent pas avoir perçu le problème : leur seul souci est que le Maître donne au plus vite « satisfaction » à cette femme, pour couper court à une situation franchement embarrassante. Pensez donc : un Rabbi juif poursuivi par les cris d’une païenne : quel scandale ! Si les chefs religieux apprenaient cela à Jérusalem, ils auraient beau jeu de le diffamer. Autrement dit, les disciples demeurent tout aussi enfermés dans leur a priori et leur formalisme religieux que les pharisiens qu’ils redoutent. Tout comme la Samaritaine, cette femme cananéenne a perçu intuitivement le mystère de la personne du Christ. Elle sait bien que le pain de sa Parole est destiné aux enfants d’Israël, puisque « le salut vient des Juifs ». Mais elle a deviné que ces enfants font preuve de bien peu d’appétit pour la nourriture que Jésus leur offre en abondance : le Rabbi ne viendrait pas en terre païenne s’il ne fuyait pas ses coreligionnaires. Aussi ajoute-t-elle avec assurance : « les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres » – le terme « petits chiens » ne désigne pas les chiens errants, objet de mépris, mais les animaux domestiques qui jouissaient de la faveur de leur maître.

Jésus jubile donc : « Femme, ta foi est grande ». Par sa disponibilité à l’action de l’Esprit Saint, la femme syro-phénicienne accède au même héritage que les fils d’Abraham : « héritière de Dieu, héritière avec le Christ », elle dispose en son nom propre de la victoire du Seigneur sur le démon. Elle préfigure ainsi la multitude des païens convoqués eux aussi à la Table du Royaume, conformément à la promesse que Dieu prononça par la bouche du prophète Isaïe : « Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l’amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, je ferai bon accueil à leurs holocaustes et à leurs sacrifices », comme nous avons entendu dans la 1ère lecture. Certes, « le salut vient des juifs », mais il ne leur est pas réservé : la « justice » de Dieu et son « salut » sont pour tous les hommes. Tous sont appelés au bonheur dans la maison de l’unique vrai Dieu, dont Jésus nous révèle le visage de Père. Désormais les portes du Royaume ne s’ouvrent plus par la circoncision, mais par la foi au « Seigneur, fils de David.
« Père très saint, réveille en nous la conscience de tes dons et de la responsabilité qui en découle pour nous qui en sommes bénéficiaires. Ne permet pas que nos peurs ou nos jalousies fassent obstacle à ton dessin de salut. Ouvre nos yeux sur nos complicités avec l’indifférence et l’égoïsme de ce monde, et donne-nous de dénoncer avec courage les attitudes d’exclusion préconisées autour de nous. »

Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu.

Le temps du Carême

Le temps du Carême

Chers amis,
Au seuil du carême, voici la triple tentation de Jésus telle que la rapporte Matthieu. Ce récit annonce un affrontement décisif entre le règne de Dieu et celui de Satan. L’issue victorieuse est promise à ceux qui, à l’exemple de Jésus, refusent de trahir leur vocation reçue de Dieu, au profit des prestiges fallacieux de la richesse, du merveilleux ou de la puissance. C’est là le ressort de toute tentation, comme le rappelle la Genèse en évoquant le péché d’Adam et d’Eve. Pout avoir voulu outrepasser leur condition de créatures, l’homme et la femme découvrent leur indigence et leur vulnérabilité, au lieu du savoir et du pouvoir convoités. L’évangile de la tentation, en montrant que Jésus a résisté au mirage d’un messianisme surhumain, place chacun devant ce choix crucial : pour ou contre la Parole de Dieu.

N’ayons pas peur de l’épreuve.
N’ayons pas peur, nous sommes avertis. Matthieu et les autres évangélistes soulignent que Jésus fut conduit au désert par l’Esprit, après le baptême. Elle fait donc partie du projet de Dieu sur son Fils. Il s’ensuit donc que notre baptême, nos vœux,… ne nous mettent pas à l’abri !!!. Dans la Bible, la « tentation » signifie « la mise à l’épreuve » = kugeragezwa en Kirundi et ça tombe bien comme sens. En ce sens, la tentation pourrait être quelque chose de positif. Ne faut-il pas qu’un amour ait été éprouvé pour savoir s’il est vraiment solide et vrai, et, s’il ne cède même pas aux chutes ?  Jésus fait le même parcours que son peuple, au désert, pendant l’exode : « Le Seigneur Dieu t’a fait parcourir depuis 40 ans le désert afin de te mettre dans la pauvreté ; il t’éprouvait pour connaître ce qu’il y avait dans ton cœur, et savoir si tu allais, oui u non, observer ses commandements » (Dt 8,2). Courage donc.

La grâce obtenue en Jésus pèse plus lourd que le péché.
C’est ainsi que ce premier dimanche de Carême nous place devant le drame qui affecte toute notre existence : le péché, acte de rupture de l’homme vis-à-vis d’un Dieu aimant et bon. 
Le récit de la Genèse qui nous est rapporté dans la première lecture nous remet devant les yeux le premier refus de l’homme par rapport à Dieu. Au cœur de la relation entre Dieu et l’homme, vient s’immiscer le fameux « serpent », le diable, le Satan, comme il sera désigné ailleurs. Accusant Dieu d’hypocrisie et de volonté de puissance qui voudrait étouffer en Adam le désir de communier à la vie divine, il propose à celui-ci de réaliser ce désir mais sans Dieu. Il lui propose de devenir Dieu par ses propres forces, sans l’aide de la grâce divine, en étant à lui-même sa propre loi. Pur mensonge qui ne pourra en fait qu’entraîner l’homme sur un chemin de mort puisqu’avant même de s’y engager il se sera coupé de la source de la Vie.
Quand nous prétendons nous suffire à nous-mêmes, quand nous voulons nous donner à nous mêmes notre ligne de conduite, c’est alors que nous faisons l’amère expérience de notre fragilité. Bref, nos yeux s’ouvrent sur notre nudité, nous qui pensions vêtus de force et d’invulnérabilité. Cette expérience de la faute peut ouvrir nos yeux, comme elle peut causer désespoir quant à la sortie de l’impasse. Seul l’amour ouvre les yeux sans conduire au désespoir car il montre qu’une vie nouvelle est possible. C’est pourquoi nous allons nous confesser, non par peur du châtiment, mais parce que nous nous savons aimés par Dieu qui nous précède. Dans cette optique, la 2ème lecture nous rassure parce que la vie nouvelle en Jésus pèse plus lourd que le péché du monde et la mort qui en est le salaire. Comment lors désespérer de moi, des autres, du monde ?
« Puisqu’il est avec nous dans nos jours de faiblesses, n’espérons pas tenir debout sans l’appeler, tendons la main, crions vers lui notre détresse, reconnaissons sur le chemin, celui qui brûle nos péchés ». (Hymne des Laudes, 1er et 3ème Vendredi, Temps Ordinaire). Qu’il est beau de le chanter, d’y croire, de le vivre.

Dans l’évangile, nous retrouvons le tentateur dans le désert mais cette fois auprès de Jésus. Ce dernier vient d’être baptisé et le Père l’a confirmé dans sa filiation divine : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour». Par trois fois, Satan va essayer de reproduire la tactique mensongère qui avait si bien fonctionné avec Adam et Eve (Cf. la 1ère lecture). A trois reprises, il porte son attaque sur la relation de Jésus à son Père.

Tentation contre l’espérance.
On demande à Dieu de supprimer tout ce qui ous fait souffrir, comme la faim pris en exemple. Tout d’abord, il propose à Jésus de subvenir à ses propres besoins, le poussant implicitement à se soustraire à sa dépendance confiante envers son Père : «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.» Mais Jésus répond : «Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.» Jésus traverse victorieusement l’épreuve. Il confesse que la vie véritable se trouve en Dieu et ne tombe pas dans la défiance vis à vis de la Promesse de son Père. Il garde confiance en lui et en son action providentielle car il sait que son Père est fidèle. Au désert, le peuple d’Israël avait succombé à cette tentation en s’appropriant la manne et en la thésaurisant de peur d’en manquer. Pourtant Dieu avait bien demandé de n’en ramasser que le nécessaire pour chaque jour. Mais si Dieu reprenait ses dons ? S’il ne tenait pas parole ? Un tien mieux que deux tu l’auras. Combien de fois ne nous sommes-nous pas laissés induire dans cette tentation de la défiance par rapport à notre Père ! Jésus nous redit dans cet évangile que le Père est fidèle à sa Promesse et que ses dons sont sans repentance.

L’épreuve de la foi.
Israël a toujours demandé des miracles dans le désert. On voudrait alors que Dieu soit plus évident. Satan  veut pousser Jésus à obliger le Père à intervenir en sa faveur, ce qui implicitement manifesterait une mise en doute par Jésus de la vérité de la relation qui l’unit à son Père. Jésus ne péchera pas. Il ne mettra pas Dieu en demeure d’opérer un miracle en sa faveur. Jésus nous ramène ici à l’humilité devant Dieu. Je n’ai rien à exiger de lui. Non pas parce qu’il ferait tout ce qu’il veut sans tenir compte de ma personne mais parce qu’il fait tout ce qu’il veut, certes cela est bien vrai, mais en me donnant tout : «Qu’as-tu que tu n’aies reçu ?» Là encore, séquelle du péché originel que de croire que Dieu se garderait pour lui seul quelque chose dont il me priverait. Or Dieu dit à Adam : « Tu peux manger de tous les arbres du Jardin ». Mensonge donc que les paroles du serpent qui dit à Eve « alors Dieu a dit que vous ne pouviez pas manger de tous les arbres du Jardin ». Dieu n’est pas un rival jaloux. Dès le commencement, il nous a tout donné. C’est le serpent qui depuis les origines ne cesse de nous murmurer l’inverse.

L’épreuve l’amour.
Alors, n’y tenant plus, le démon découvre ses véritables motivations, conduire à l’adorer servilement en détournant de la véritable adoration qui revient à Dieu seul en tant qu’il est la source de tout bien, expression la plus haute de la filiation par rapport à Dieu. C’est l’épreuve de l’amour. Israël y a succombé en abandonnant l’Alliance pour se tourner vers les idoles. Nous nous trouvons ici devant la tentation suprême du péché contre Dieu, du reniement de Dieu pour suivre des faux dieux qui pourraient procurer la puissance. C’est devant ces forces ambiguës que le Messie devrait se prosterner pour s’emparer d’un pouvoir alors que tout lui a été remis par le Père ! 
Derrière le summum de cette dernière tentation, se profile déjà la montagne du rendez-vous pascal et l’universel pouvoir du Christ. Sur cette montagne, Jésus se révèlera pleinement Fils en s’abandonnant dans une confiance absolue entre les mains du Père. Et le Père pourra alors manifester pleinement sa paternité en le ressuscitant. Cette victoire de la vie sur la mort et sur le péché par l’abandon confiant du nouvel Adam entre les mains du Père est ici anticipée par Jésus. Le 1er Adam s’était élevé en oubliant que sa dignité de créature «à l’image» de Dieu signifiait non pas égalité ou identité mais relation à Dieu, ce qui le conduisit à sa perte. Au contraire, le Christ Jésus, second Adam, ne prenant pas prétexte de sa conformité avec Dieu, s’est abaissé et il a été exalté nous restaurant dans notre relation de fils avec notre Père du ciel (Cf. Ph 2, 6-11).

La liturgie de ce premier dimanche de carême nous remet donc devant la racine de tout péché : la volonté d’autonomie qui est refus de cette dépendance filiale selon laquelle nous avons été créés et qui seule est capable de nous combler puisqu’elle nous garde orientés vers celui qui est la source de tout bien.
 Nous sommes invités à faire le point sur nos comportements, sur les finalités que nous nous fixons au quotidien dans tel ou tel projet et les moyens que nous choisissons pour les rejoindre. La question fondamentale à nous poser pourrait être celle-ci : quelle est la place de Dieu dans tout cela ?
La tentation se reconnaît à ce qu’elle nous conduit toujours à mettre en doute la bonté, la providence, la miséricorde de Dieu à notre égard et nous amène nécessairement à mettre en question notre relation de dépendance filiale vis-à-vis de lui. Les chemins pour y arriver peuvent être divers. La peur et la défiance vis-à-vis de notre Père céleste sont ceux sur lesquels le tentateur nous conduit le plus souvent.

«Père tout-puissant, puissions-nous durant ce temps de carême progresser dans la connaissance de ton Fils en qui nous découvrons ton vrai visage. Nous pourrons alors nous détourner de toutes ses idoles devant qui nous nous prosternons intérieurement et nous ouvrir à la lumière de ta résurrection qui seule est capable de nous transformer et nous permettre de communier à ta vie divine».


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