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Comme Zachée, qu’ils jubilent ceux qui se laissent trouver par Jésus, qui désire être l’hôte de notre cœur.

Chers amis,
Jésus continue sa marche vers Jérusalem et on se trouve aujourd’hui à la dernière étape : Jéricho. Nous sommes en cette ville, géographiquement la plus basse de toutes les villes. C’est de là qu’il faut monter : élever nos cœurs pour les tourner les le Seigneur, disons-nous au cours de la messe. Cette ville est l’image de notre condition. Nous ne pouvons monter à Jérusalem que si nous nous laissons trouver par Jésus. Oui, nous venons de loin, de très loin (Ewe  Mana wankuye kure, chantons-nous en Kirundi). Nous pouvons alors fêter puisque chaque fois que nous répondons à l’invitation de Dieu qui veut demeurer chez nous, c’est la fête. C’est la fête puisque nous sommes chez nous, quand nous sommes chez Lui, Lui qui nous a créés, et qui nous donne la vie par sa bonté, sa miséricorde.

Aujourd’hui, l’Evangile met devant nous un exemple : Zachée. Son nom, « Zakkay », signifie « le juste ». Mais qu’est-ce qui est juste en cet homme pécheur ? Est-ce par moquerie ? Je pense que non. Notre problème sera celui de penser que nous sommes avant tout justes par notre mérite, per nos œuvres, par notre bravoure. Ce n’est pas cela. Nous sommes justes en celui qui vient vers nous, qui se charge de nos infirmités et qui nous rend juste. Il faut seulement se laisser rejoindre.
Zachée est sans doute un des personnages les plus connus et aussi les plus sympathiques des évangiles. Pourtant on ne peut pas dire que ce soit un homme très fréquentable – du moins au départ de son itinéraire. Il est non seulement collecteur, mais « chef des collecteurs d’impôts » c’est-à-dire l’intermédiaire entre les receveurs de taxes et l’administration romaine. Ce poste était fort envié, car il permettait de brasser pas mal d’argent ; mais celui qui l’occupait était ipso facto exclu de la société civile et religieuse juive, en tant que collaborateur direct de l’occupant. Les mendiants allaient même jusqu’à refuser l’aumône des collecteurs d’impôt pendant que d’autres crachaient par terre quand ils les avaient croisés sur le chemin !

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En laissant transpercer son Cœur, Jésus nous révèle son amour qui est vie intarissable.

Coeur_de_JesusLa solennité du Sacré-Cœur de Jésus nous replonge dans la méditation de la Passion selon saint Jean qui est d’un réalisme frappant. L’apôtre qui a suivi le Seigneur jusqu’aux derniers instants de sa vie terrestre est le seul à nous révéler les détails si bouleversants que nous venons d’entendre. Ils sont criants de vérité, et ils nous disent l’intensité du drame dans sa dimension spirituelle et salvifique à notre égard. Saint Jean nous rapporte ces circonstances dramatiquement banales: les soldats ne brisèrent pas les jambes de Jésus crucifié, mais l’un d’eux, avec sa lance, lui perça le côté d’où s’écoulèrent du sang et de l’eau. Ces détails ont une portée symbolique comme le témoignent les textes prophétiques cités par l’évangéliste, concernant l’amour de Dieu pour l’humanité. Cet amour, le prophète Osée le célèbre en termes émouvant dans la première lecture. L’épitre aux Éphésiens en manifeste « la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur ». Saint Paul voit dans les quatre bras de la croix les dimensions symboliques  de l’amour de Jésus. Son cœur Jésus révèle les richesses du projet éternel que Dieu a réalisé en son Fils.

Le Fils de l’Homme s’est livré librement, il a donné sa vie en rançon pour notre liberté afin d’accueillir son salut. Ils nous a libérés: c’est-à-dire que (suite…)

Dieu est patient envers tous. Laissons-nous rejoindre et transformer par sa patience miséricordieuse.

Chers amis,
blé et ivraieLe Seigneur continue pour ce dimanche consécutif à nous parler en paraboles, comme il l’a fait le dimanche passé et comme il le fera aussi dimanche prochain. La parabole du bon grain et de l’ivraie met en relief la sagesse et la patience de Dieu. Non, il ne veut pas que ses ouvriers aillent arracher dès maintenant la mauvaise herbe! C’est aussi à la clémence et à la longanimité de Dieu que conclut le sage qui s’exprime dans la première lecture. Le Seigneur maîtrise sa force et juge avec une sereine équité. Par là, il apprend à son peuple et à nous à « être humain ». Exaltant la patience de Dieu, les auteurs inspirés veulent dénoncer simultanément nos excès de zèle et notre incorrigible propension à exclure et à condamner. Notre bonne volonté de servir le bien ne doit pas devenir une barrière discriminatoire. Evidemment, avec humour, Jésus nous invite à assumer avec réalisme notre condition historique: tous ensemble, nous formons un champ extraordinairement mêlé. Mettons-nous à l’écoute de ces paraboles.

Nous savons que le but des paraboles est de nous faire entrer dans la connaissance des mystères du Royaume, connaissance qui (suite…)

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