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Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA est le Nouvel Archevêque métropolitain de Bujumbura.

Mgr GervaisSa saintété le Pape François vient d’accepter la renonciation de Mgr Evariste Ngoyagoye à la charge épiscopale de l’Archidiocèse de Bujumbura dont il était le Pasteur, en conformité à la législation canonique de l’Eglise (Canon 401, Paragraphe 1)
Il a nommé par la suite Mgr Gervais Banshimiyubusa (qui était Evêque de Ngozi) comme Nouvel Archevêque de Bujumbura. Mgr Gervais restera Administrateur Apostolique du même Diocèse jusqu’à la nomination de son successeur.

104_2024Le 30 avril 1997, le Pape Jean-Paul II avait nommé Mgr Evariste NGOYAGOYE comme troisième Evêque résidentiel du Diocèse de Bujumbura. Il est installé le 7 juin 1997. Le 25 novembre 2006, (suite…)

Cardinal Müller: le Pape est ambigu ? Non,  » il a un language positif que nous avons décidé ensemble »

francesco-mullerCes propos ont été tenus par le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, lors d’une rencontre tenus à l’Université Francisco de Vitoria de Madrid. Dans sa récente intervention publique, le Cardinal Müller a voulu démentir l’existence d’un langage ambigu de la part du souverain pontife, le définissant plutôt comme un langage positif.

« Au début de son pontificat, nous avons parlé avec le Pape François, observant que durant les pontificats précédents, la presse a accusé l’Eglise de parler seulement de sexualité, d’avortement et de ces problèmes. Pour cela nous avons décidé avec François de parler toujours, toujours et toujours de manière positive. Si on regarde les textes complets du Pape François, il apparaît l’idéologie du genre, l’avortement … oui, ils apparaissent encore ses problèmes, mais nous nous concentrons sur le positif ».

Le Pape a un charisme, il est génial 

Personne n’en a rendu compte en Italie, même pas Sandro Magister pourtant toujours précis pour bombarder François. Les paroles du préfet allemand en février dernier sur le Magistère du Pape Bergoglio ne sont pas plus connus, un Magistère qui n’est « nullement révolutionnaire, mais se meut dans la ligne de ces prédécesseurs ». « L’originalité est son charisme, grâce auquel il arrive à rompre les blocages chez les personnes et les positions endurcies ». Müller l’a défini comme « simplement génial ».  (suite…)

Sur le diaconat des femmes et des femmes consacrées. Voici ce qu’a dit le Pape François.

imageEn ces derniers jours, les medias et les réseaux sociaux se sont enflammés à propos de ce le Pape aurait déjà affirmé ouvrir la voie du Diaconat permanent aux femmes, et aux femmes consacrées. Il répondait aux questions des soeurs Supérieures Majeures qui sont réunies à Rome pour leur assemblée mondiale.

Voici donc la question qui a été posée et la réponse du Pape. La question et la réponse en langue originale de l’entretien (l’italien) sont reportées à la fin de ce texte. Je dois ajouter que les mots entre parenthèse ont été ajoutés pour une meilleure compréhension par l’auteur-traducteur.

La question:
Les femmes consacrées travaillent déjà beaucoup avec les pauvres, les marginalisés, elles enseignent la catéchèse, accompagnent les malades et les moribonds, distribuent la communion, (et) dans beaucoup de pays président des prières de la communauté en l’absence des prêtres et en ces circonstances, prononcent (font) l’homélie. Dans l’Eglise, il existe l’office des diacres permanents, mais il est ouvert seulement aux hommes, mariés ou pas. Qu’est-ce qui empêche à l’Eglise d’inclure les femmes parmi les diacres permanents, comme il en était dans l’Eglise primitive? Pourquoi ne pas constituer une commission officielle qui puisse étudier la question ? Pouvez-nous nous donner d’exemple où vous voyez la possibilité d’une meilleure insertion des femmes et des femmes consacrées dans la vie de l’Eglise?

La réponse du Pape François
Cette question va dans le sens du « faire »: les femmes consacrées travaillent déjà beaucoup avec les pauvres, font beaucoup de choses….dans le « faire » ( vie pratique, active). Et ceci concerne le problème du diaconat permanent. Quelqu’un pourra dire que les « diaconesses permanentes », dans la vie de l’Eglise, sont des belles-mères (le Pape rit, tous rient). En effet, cela existait dans l’antiquité. C’était au début… Je me rappelle que c’était un thème qui m’intéressait suffisamment quand je venais pour des réunions à Rome, et que je logeais au Domus Paul VI. Il y avait, là, un théologien syrien, brave, qui a fait l’édition critique et la traduction des hymnes de Saint Ephrem, le Syrien. Et un jour, je lui ai posé des questions sur ce sujet, et lui m’a expliqué qu’il y avait des diaconesses dans les premiers temps de l’Eglise.

Mais, qui sont (étaient) ces diaconesses? Étaient-elles ordonnées ou pas? Le Concile de Chalcédoine (451) en parle mais c’est obscur. Quel était le rôle de diaconesses en ces temps-là ?
Il semble -me disait cet homme, qui est mort maintenant, il était un brave professeur, sage et érudit- il semble que le rôle des diaconesses était celui d’aider au moment du baptême des femmes par immersion, elles les baptisaient, pour le décor ainsi que pour les onctions sur le corps des femmes pendant le baptême.

Il y a aussi une chose curieuse : en cas d’un procès matrimonial, quand le mari frappait la femme et que celle-ci allait se plaindre chez l’Evêque, les diaconesses étaient chargées de constater les traces des coups du mari sur le corps de la femme et d’en informer l’Evêque. C’est cela que je me rappelle.

Il existe quelques publications sur le diaconat (des femmes) dans l’Eglise, mais ce n’est pas clair comment cela était. Je pense demander que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour me fasse une note à propos des études déjà faites sur ce thème, puisque je vous ai répondu en me basant seulement sur ce que j’ai entendu de ce prêtre qui était un chercheur érudit et valide, sur le diaconat permanent.

En outre, je voudrais constituer une commission officielle pour étudier la question: je pense que cela fera beaucoup de bien à l’Eglise; je suis d’accord, j’en parlerai pour faire une chose du genre.

Et puis vous dites: « nous sommes d’accord avec vous, Saint-Père, (comme) vous êtes revenu plusieurs fois sur le rôle plus incisif des femmes dans les organes de décisions de l’Eglise ». Ceci est clair. « Pouvez-vous nous donner quelques exemples où vous voyez la possibilité d’une meilleure insertion des femmes et des femmes consacrées dans la vie de l’Eglise? »

Je dirai une chose après parce que j’ai vu qu’il y a une question générale. Les consacrées doivent être présentes dans les consultations de la Congrégation pour les Religieux, dans les assemblées: cela est sûr. Les consacrées doivent participer aux consultations sur beaucoup de problèmes qui sont relevés. Pour le moment, il ne me vient pas en tête des choses concrètes, mais toujours ce que j’ai dit avant: il faut chercher (à avoir) le jugement de la femme consacrée, puisque la femme voit les choses avec une originalité différente de celle des hommes et cela enrichit: que ce soit dans les consultations, dans la décision et dans le concret.

Ces activités que vous faites avec les pauvres, les marginalisés, l’enseignement de la catéchèse, accompagner les malades et les moribonds, ces travaux sont hautement « maternels », (c’est) là où la maternité de l’Eglise peut s’exprimer (se manifester) de plus. Mais il y a (aussi) des hommes qui font de même et qui le font bien: les consacrés, les ordres hospitaliers,… Et cela est important.

Donc, sur le diaconat, je (l’) accepte et une commission me semble utile pour bien clarifier cela, surtout en ce qui concerne les premiers temps de l’Eglise. Quant à une meilleure insertion, je répète ce que j’ai dit avant.

Voici l’original de l’entretien.

DOMANDA – Le donne consacrate lavorano già tanto con i poveri e con gli emarginati, insegnano la catechesi, accompagnano i malati e i moribondi, distribuiscono la comunione, in molti Paesi guidano le preghiere comuni in assenza di sacerdoti e in quelle circostanze pronunciano l’ omelia.

Nella Chiesa c’ è l’ ufficio del diaconato permanente, ma è aperto solo agli uomini, sposati e non. Cosa impedisce alla Chiesa di includere le donne tra i diaconi permanenti, proprio come è successo nella Chiesa primitiva? Perché non costituire una commissione ufficiale che possa studiare la questione? Ci può fare qualche esempio di dove Lei vede la possibilità di un migliore inserimento delle donne e delle donne consacrate nella vita della Chiesa?

La risposta di papa Francesco
Questa domanda va nel senso del “fare”: le donne consacrate lavorano già tanto con i poveri, fanno tante cose… nel “fare”. E tocca il problema del diaconato permanente. Qualcuno potrà dire che le “diaconesse permanenti” nella vita della Chiesa sono le suocere [ride, ridono]. In effetti questo c’ è nell’ antichità: c’ era un inizio… Io ricordo che era un tema che mi interessava abbastanza quando venivo a Roma per le riunioni, e alloggiavo alla Domus Paolo VI; lì c’ era un teologo siriano, bravo, che ha fatto l’ edizione critica e la traduzione degli Inni di Efrem il Siro. E un giorno gli ho domandato su questo, e lui mi ha spiegato che nei primi tempi della Chiesa c’ erano alcune “diaconesse”.

Ma che cosa sono queste diaconesse? Avevano l’ ordinazione o no? Ne parla il Concilio di Calcedonia (451), ma è un po’ oscuro. Qual era il ruolo delle diaconesse in quei tempi? Sembra – mi diceva quell’ uomo, che è morto, era un bravo professore, saggio, erudito – sembra che il ruolo delle diaconesse fosse per aiutare nel battesimo delle donne, l’ immersione, le battezzavano loro, per il decoro, anche per fare le unzioni sul corpo delle donne, nel battesimo. E anche una cosa curiosa: quando c’ era un giudizio matrimoniale perché il marito picchiava la moglie e questa andava dal vescovo a lamentarsi, le diaconesse erano le incaricate di vedere i lividi lasciati sul corpo della donna dalle percosse del marito e informare il vescovo. Questo, ricordo. Ci sono alcune pubblicazioni sul diaconato nella Chiesa, ma non è chiaro come fosse stato.

Credo che chiederò alla Congregazione per la Dottrina della Fede che mi riferiscano circa gli studi su questo tema, perché io vi ho risposto soltanto in base a quello che avevo sentito da questo sacerdote che era un ricercatore erudito e valido, sul diaconato permanente. E inoltre vorrei costituire una commissione ufficiale che possa studiare la questione: credo che farà bene alla Chiesa chiarire questo punto; sono d’ accordo, e parlerò per fare una cosa di questo genere. Poi dite: “Siamo d’ accordo con lei, Santo Padre, che ha più volte riportato la necessità di un ruolo più incisivo delle donne nelle posizioni decisionali nella Chiesa”. Questo è chiaro. “Ci può fare qualche esempio di dove Lei vede la possibilità di un migliore inserimento delle donne e delle donne consacrate nella vita della Chiesa?”.
Dirò una cosa che viene dopo, perché ho visto che c’ è una domanda generale. Nelle consultazioni della Congregazione per i religiosi, nelle assemblee, le consacrate devono andare: questo è sicuro. Nelle consultazioni sui tanti problemi che vengono presentati, le consacrate devono andare. Un’ altra cosa: un migliore inserimento. Al momento non mi vengono in mente cose concrete, ma sempre quello che ho detto prima: cercare il giudizio della donna consacrata, perché la donna vede le cose con una originalità diversa da quella degli uomini, e questo arricchisce: sia nella consultazione, sia nella decisione, sia nella concretezza. Questi lavori che voi fate con i poveri, gli emarginati, insegnare la catechesi, accompagnare i malati e i moribondi, sono lavori molti “materni”, dove la maternità della Chiesa si può esprimere di più. Ma ci sono uomini che fanno lo stesso, e bene: consacrati, ordini ospedalieri… E questo è importante. Dunque, sul diaconato, sì, accetto e mi sembra utile una commissione che chiarisca bene questo, soprattutto riguardo ai primi tempi della Chiesa. Riguardo a un migliore inserimento, ripeto quello che ho detto prima

 

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